© INTERNERien de neuf ou, presque, du côté des OGM en France. Mercredi, le secrétaire d'Etat à la Consommation François Patriat a évoqué deux heures durant ce dossier avec les associations de consommateurs. Il s'agissait plus de faire le point que d'annoncer de nouvelles décisions après la publication, la semaine dernière, d'un rapport du commissariat général du plan recommandant une mise en œuvre graduelle des OGM dans l’Hexagone.
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Un logo "OGM"
Deux associations plaident en faveur d’un logo unique apposé sur les aliments génétiquement modifiés, voire sur les aliments fabriqués à partir d’OGM même lorsque ceux-ci ne sont pas décelables dans le produit fini. François Patriat a reconnu porter "un regard favorable" sur cette proposition. Actuellement, la mention "OGM" est souvent noyée dans un flot d'indications peu accessibles au commun des mortels. De plus, les traces d'OGM dans les produits n'entraînent aucune obligation d'étiquetage si elles ne dépassent pas 1%. Les associations réclament un plafond de 0,1% au maximum.
A propos des semences, le moratoire est maintenu : on ne cultive pas d’OGM en France, sauf à des fins scientifiques. Le secrétaire d’Etat a révélé que pour la campagne 2000/2001, 112 contrôles de lots de colza, maïs et soja, avaient eu lieu et que 19 d'entre eux avaient révélé la présence de traces d'OGM à hauteur de 0,2%. Pour la campagne précédente, "40 à 50%" des lots contrôlés avaient montré la présence d'OGM, a-t-il dit. Cette année, alors que seules les semailles de colza ont commencé, aucun des 37 contrôles effectués par les autorités ne s’est révélé positif.
OGM importés en toute légalité
En revanche, les importations de produits génétiquement modifiés continuent. "Le gouvernement a accepté ces importations en 1996. Nous ne reviendrons pas sur ce règlement", a précisé le secrétaire d’Etat laissant entendre que ces importations seraient soumises aux mesures européennes en cours d'adoption.
Autre souci : aucune information n’existe sur la composition des aliments pour animaux. Si bien qu’il est impossible pour un éleveur et, a fortiori, pour un consommateur de savoir si un animal a été nourri avec des OGM. Or, depuis la suppression des farines carnées, de nombreux agriculteurs ont opté pour le soja importé et souvent transgénique. Le gouvernement entend convaincre ses partenaires de l’Union de développer les protéines de substitution non OGM produite en Europe. Le salut viendra-t-il de Bruxelles?
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