© INTERNEtf1.fr : Quels sont les moyens supplémentaires mis en place par RFI depuis les attentats ?
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Erlends Calabuig : Nous avons renforcé notre diffusion en langues étrangères et notamment en langue persane ( à destination de l'Iran, de l'Afghanistan, du Tadjikistan et de toute la zone d'Asie centrale, ndrl) avec une heure et demi de programmes quotidiens en persan. Nous avions déjà un correspondant sur place et trois envoyés spéciaux l'ont rejoint. Notre filiale RMC-Moyen-Orient écoutée par 15 millions d'auditeurs du Proche-Orient diffuse elle de l'info 24 heures sur 24.
tf1.fr : Depuis le début de la riposte, les informations sont très difficiles à obtenir. Vous revendiquez un rôle crucial dans le traitement du conflit. Quels sont vos atouts ?
Erlends Calabuig : Nous proposons tous les jours une expertise régionale. A chaque fois que quelque chose se passe, au lieu de faire appel à un expert français nous donnons la parole, et non une tribune, à plusieurs experts de la région qui apportent un regard différent. Grâce à nos 300 correspondants à l'étranger nous pouvons décrypter les déclarations et attitudes de certains pays. Par exemple, l'Iran a condamné la riposte américaine mais notre rédaction en place a l'habitude de la langue de bois officielle et à y regarder de plus près, leur condamnation était plus nuancée qu'elle n'en avait l'air.
tf1.fr : Vous parlez de "valeur ajoutée" pour les populations locales et même de la possibilité de sauver des vies humaine.
"Contrairement à d'autres médias nationaux qui sont des organes de propagande, |
tf1.fr : Est-ce que vous avez des retours d'auditeurs de ces régions-là ?
Erlends Calabuig : Nous avons en effet vérifié qu'ils nous recevaient bien. Nous diffusons sur ondes courtes et c'est très difficile de masquer ce type de fréquence !
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