Les chômeurs réclament une prime de Noël

Par , le 22 novembre 2001 à 12h24 , mis à jour le 22 novembre 2001 à 12h46

Pour la cinquième année consécutive, les chômeurs se mobilisent pour obtenir une "prime d'urgence" appelée "prime de Noël" à une époque de l'année où "il est encore plus difficile de dire non aux enfants", selon la présidente de AC Chômeurs à Marseille.

La ruée des achats de Noël © INTERNE

Les signes annonciateurs de l'hiver et des fêtes de fin d'année : le retour des marchés de Noël, les vitrines des grands magasins, mais aussi la réouverture des restos du cœur ou encore la désormais revendication traditionnelle des chômeurs, la "prime de Noël". Cette année encore, plusieurs collectifs de chômeurs réclament un effort de la part du gouvernement. Plusieurs manifestions ont lieu aujourd'hui en France, ce matin à Marseille, cet après-midi à Paris (place de l'hôtel de Ville).

Depuis cinq ans maintenant, le gouvernement accorde une sorte de prime aux plus démunis. Les

"Pour le moment,
les moins
de 25 ans,
exclus du RMI,
ne peuvent pas
non plus bénéficier
de  la prime
de Noël"

années précédentes, elle était d'environ 1000 francs et avait été attribuée aux bénéficiaires du RMI et de l'ASS (Allocation spécifique de solidarité). Cette année, Agir ensemble contre le chômage (AC) ainsi que d'autres collectifs demandent une prime de 3000 francs qui ne serait pas seulement allouée à ces derniers mais à tous ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté (3800 francs). "Pour le moment, les moins de 25 ans, exclus du RMI, ne peuvent pas non plus bénéficier de la prime de Noël", explique Esther Exposito, présidente de AC Marseille, jointe par tf1.fr. Les collectifs demandent également le revenu des minima sociaux au niveau du Smic qui est le "minimum pour vivre décemment", poursuit Esther Exposito.

Les chômeurs demandent l'ouverture d'une table ronde avec la préfecture, les assedic, les conseils généraux et régionaux (financeurs potentiels). Selon Esther Exposito, la prime de Noël avait été versée à un million de familles en 2000, "mais il y en a huit millions qui sont dans la pauvreté aujourd'hui", argue la militante. Interrogée hier à l'Assemblée nationale, Elizabeth Guigou s'est dite très préoccupée du sort des plus démunis. Le principe d'une nouvelle "prime de Noël" semble presque acquis même si cette année la prime pour l'emploi représente déjà un effort envers les bas salaires. Le montant de cette prime et ses bénéficiaires restent en revanche une inconnue.

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Par Sophie Lutrand le 22 novembre 2001 à 12:24
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