© INTERNEOn peut aider sans faire l'aumone, simplement en instaurant des relations équitables. Depuis ce matin et pour huit jours, les organisateurs de la Semaine internationale de la solidarité internationale tentent pour la quatrième année de convaincre les Français et leurs voisins européens de consommer "éthique".
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Les 500 organisations ou collectivités à l’origine de ce grand mouvement espèrent toucher 300.000 personnes. "Les Français sont de plus en plus nombreux à se mobiliser", explique Gustave Massiah, président du Centre de recherche et d'information sur le développement, le collectif qui pilote l'opération. "Faisons-nous de l'angélisme ? Depuis le 11 septembre, peut-on nous rétorquer que la réalité réside dans les rapports de force et la guerre ? Non, car la solidarité internationale est la réponse aux problèmes de l'heure, par sa contribution à la construction de la paix", estime-t-il.
Trop peu connu
Le commerce "équitable" ne représente que 9 millions d'euros (environ 60 millions de francs) de ventes en France, selon la Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE). Cette organisation reconnaît 150 "boutiques de commerce équitable" dans l’Hexagone, un nombre qui a triplé en 4 ans. Par ailleurs, il existait l'an dernier 3500 points de vente de café Max Havelaar, seul label existant de commerce équitable pour l'instant.
C’est bien moins que chez nos voisins suisses, allemands ou néerlandais où la quasi-totalité des supermarchés proposent des produits "équitables". En Suisse le café "éthique" représente 5% des ventes de café, les bananes 15%. De l’autre côté de la planète, dans les pays en développement, le commerce équitable concerne 850 groupements de producteurs et 800.000 travailleurs qui font vivre 5 millions de personnes.
Ça va faire un cabas |
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Illustration d'ouverture : Cécile Bourdais/Max Havelaar
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