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Transformera, transformera pas ? L'ombre de l'échec de Seattle en 1998 plane à Doha alors que s'ouverte vendredi après-midi la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui doit décider de l'ouverture d'un nouveau cycle de négociations commerciales. Rien ne semble acquis. Mike Moore, directeur général de l'OMC, a lui-même reconnu jeudi que la conférence risquait d'être difficile, alors que des divergences persistent entre les ministres du commerce de l'organisation. 
DOHA - 01
Au nombre des sujets qui fâchent : la question des brevets des médicaments, des subventions agricoles ou encore les questions d'environnement et d'exception culturelle. "L'agriculture ne sera pas une variable d'ajustement de la négociation", a déjà averti le Premier ministre français, Lionel Jospin. A cela s'ajoutent les réclamations des pays en voie de développement qui souhaitent d'abord revenir sur l'application du précédent accord du Cycle de l'Uruguay, qui donna naissance à l'OMC, avant d'entamer un nouveau round. Pourtant, à l'heure du ralentissement économique, une certaine urgence à relancer les négociations se fait sentir.
Un nouveau cycle permettrait de redynamiser les échanges commerciaux, de mettre à bas des barrières tarifaires supplémentaires et surtout d'éviter le repli protectionniste de certains. Or l'incapacité cette fois-ci de lancer un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales dans le cadre de l'OMC marquerait un net déclin de l'organisation, au profit d'accords bilatéraux ou régionaux peu satisfaisants en terme de concurrence. A cela s'ajoute la pression supplémentaire d'une sécurité maximale, mise en place à Doha par les autorités du Qatar dans la crainte d'une éventuelle attaque terroriste.
| Le contre-sommet est mondial |
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Photo de Une : le bateau de Greenpeace dans le port de Doha au Qatar.
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