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Cette vue est largement partagée par les autres membres de l’Union européenne, même si quelques voix s’élèvent pour dénoncer les cris français. "Il y a quinze pays, pas seulement la France, qui doivent prendre une décision, et ce moment n'est pas encore arrivé", a déclaré Gregor Kreuzhuber, un des porte-parole de la Commission européenne.
"Nous avons eu le défaut de faire trop de demandes qui ne plaisent pas aux pays pauvres", affirme un délégué français, qui estime qu'il faut "baptiser ce cycle le cycle du développement parce qu'il est clair qu'il ne sera pas celui de la régulation". Les pays en développement apparaissent en effet comme les grands vainqueurs, remarque un porte-parole de l'OMC. Ils ont affirmé leur personnalité en contraignant les pays riches à tenir le plus grand compte de leurs demandes.
Pascal Lamy est au front
Il reste quelques heures au négociateur européen, Pascal Lamy, pour permettre à l’Union européenne de trouver un compromis qui lui permette de garder la face, et aux yeux du monde, et à ceux des pays membres, en particulier la France. L'Union européenne n'excluait pas de quitter purement et simplement la conférence sans accord sur le lancement d'un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales.
La phase finale du marchandage a commencé avec la réunion de la commission plénière, où siègent les chefs de délégation des 142 pays membres. Ces derniers devaient en principe parlementer jusqu'à mardi minuit heure locale, 22 heures à Paris, pour arracher un accord.
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