© INTERNELe plan social lié à la reprise de Moulinex par son concurrent Seb va pouvoir être mis en œuvre. Après plusieurs rencontres ces derniers temps au sein du comité central d’entreprise et des comités d’établissement, les délégués syndicaux apposeront leur signature au pied de l’accord.
La reprise partielle de Moulinex laisse sur le carreau 3700 emplois sur 5600 et condamne les usines de Cormelles-le-Royal, Bayeux et Falaise dans le Calvados ainsi que celui d’Alençon dans l’Orne. Les lettres de licenciement doivent arriver avant mercredi pour que les salariés puissent toucher leurs paies et indemnités. Quant à la prime additionnelle de licenciement, de 4574 à 12.200 euros (30.000 à 80.000 F) selon l'ancienneté des licenciés, elle ne sera versée que si les sites sont libérés.
Blocage à Alençon
Les salariés du Calvados semblent résignés et devraient laisser Seb prendre possession des outils. Le blocage de l'usine d'Alençon, dernière poche de résistance, a été levé mardi midi. Les salariés ont obtenu de rencontrer le PDG de Seb, Thierry de la Tour d'Artaise puis le délégué interministériel Michel Bov pour aborder la question de la réindustrialisation du site. Le plan de reprise prévoit que "des solutions d'emplois peuvent être trouvées pour environ 400 personnes". L'usine pourrait poursuivre par exemple une activité de pièces plastique, en sous-traitance pour Seb. La CFDT affirmait également qu'elle ne signerait l'accord que si les salariés de plus de 56 ans qui bénéficient du FNE (préretraites) touchent aussi la prime additionnelle".
Après ce retournement de situation, toutes les usines Moulinex qui doivent sont désormais libres d'accès et Seb peut récupérer l'outil de production qu'il entend transférer sur d'autres sites. M. Renault a cependant précisé que la CFDT consulterait mercredi les salariés d'Alençon pour savoir s'ils veulent ou non reprendre l'occupation du site, en fonction des résultats de la réunion de mardi avec Seb.
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