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Les prévisions pour la fin de l'année 2001 ne portaient déjà pas à la gaieté. Avant même la nouvelle catastrophe aérienne d'hier, l'association du transport international prévoyait un déficit de 7 à 11 milliards de dollars alors que les pertes se montent déjà à 2,5 milliards de dollars au troisième trimestre pour les neuf principales compagnies américaines.
Un nouveau coup dur pour
American Airlines à qui appartenait l'A300 qui s'est crashé lundi sur le
quartier du Queens à New York. Deux de ses avions avaient déjà été détournés le 11 septembre, l'un jeté contre une des tours du World Trade Center, l'autre contre le Pentagone. American Airlines a annoncé un déficit de 525 millions de dollars pour le troisième trimestre 2001. La compagnie a enregistré une baisse de trafic de près de 30% en octobre et prévoit de supprimer 20 000 emplois. Signe fort mais symbolique, le pdg d'AMR, maison-mère d'American Airlines, Don Carty et tout l'Etat-major de la compagnie ont fait une croix sur leurs salaires jusqu'à la fin de l'année. Par effet de ricochet, c'est le consortium aéronautique européen EADS qui pourrait être fragilisé. L'appareil qui est tombé hier était un A 300, un des plus vieux modèles construits par Airbus dont EADS est le plus gros actionnaire (80% du capital).
Les valeurs de l'industrie de transport aérien et des assurances ont aussitôt encaissé le choc hier. AMR, la maison mère d'American Airlines perdait près de 14%, tandis qu'à Paris l'action EADS concédait 10%, l'équipementier Zodiac 8%, Air France 6% et le réassureur Scor, pas loin de 10%. Les assureurs sont également sévèrement touchés depuis le 11 septembre et ce nouvel "accident" devrait leur coûter environ 1 milliard de dollars.
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