© INTERNELa décision attendue depuis tant d'années par les chinois, d'intégrer
l'OMC inquiète déjà les pays appartenant à l'ASEAN qui compte dix membres : Brunei, la Birmanie, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour la Thaïlande et le Vietnam. Contrairement à Hong Kong ou Taïwan qui devraient, selon des études d'investissement publiées mercredi à Singapour, tirer profit de l'entrée effective le 11 décembre de Pékin à l'OMC, le sud-est asiatique est considéré comme le perdant à moyen terme, sur le plan des investissements étrangers et des monnaies. Selon la DBS Bank, le créancier le plus important de la région, "l'investissement sera le défi le plus évident pour les pays d'Asie du sud-est". "La raison tient au double atout de la Chine, à savoir son énorme marché intérieur couplé à une main d'œuvre abondante et bon marché", souligne le siège singapourien de cette banque.Les devises : un secteur également à risque
Sur le front monétaire aussi, l'inquiétude est réelle, la banque d'investissement américaine JP Morgan affirme que le baht thaïlandais et la roupie indonésienne seront vraisemblablement les grands perdants en Asie. Selon cette banque, "le baht thaï sera confronté à des pressions semblables à celles qui s'exerceront sur la roupie à la suite de l'entrée de la Chine à l'OMC, dans la mesure où à la fois le commerce et les investissements étrangers iront en diminuant". Toutefois, "la Thaïlande devrait mieux se comporter que l'Indonésie, dans la mesure ou le gouvernement de Bangkok semble exercer une influence de fermeté sur la bourse locale et parce que les marchés eux même y sont relativement plus ouverts et plus mobiles".
Du côté des investissements les chiffres d'octobre ont été moins bons que prévus, car de nombreuses sociétés étrangères ont reporté leurs projets à la suite des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. L'économiste chinois Sun Xiaohua, cité par le China Daily, souligne "qu'avec l'ouverture d'un nombre plus important de secteurs aux investisseurs étrangers et une réglementation des marchés qui devient plus transparente, de nombreuses sociétés étrangères sont encouragées à accroître leur présence en Chine".
Quels que soient les scénarios à venir, il ne fait aucun doute que le tigre chinois sera désormais un concurrent redoutable pour les "petits dragons" de l'économie asiatique.
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