© INTERNEJeudi, les ouvriers de l'usine Bata de Moussey ont organisé une journée "portes ouvertes" dans deux magasins parisiens. Mais ils l'ont fait à leur manière. Les deux magasins, l’un rue de Rivoli l’autre place de l’Hôtel de Ville, ont été mis à sac en début d'après-midi par des ouvriers "déçus, trahis et en colère".
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Dans un cas comme dans l’autre, les chaussures vendues dans les établissements ont été répandues sur le trottoir et emportées au fur et à mesure par les passants. Quelques minutes plus tard, les volets métalliques étaient baissés sur les vitrines dévastées et les vendeuses brossaient les trottoirs jonchés de papiers et de boîtes à chaussures… vides.
Manifestation de dépit
"Ces actions sont une manifestation de dépit car, depuis six mois, Bata-Hellocourt est en dépôt de bilan et ni les employeurs ni le gouvernement ne se sont inquiétés de l’ouverture de négociations pour le plan social", expliquait Martial Videt peu après les interventions. Sur les 823 ouvriers que compte l'usine mise en liquidation, 524 sont menacés d’un départ forcé. " Rien n’est prévu pour le reclassement, ni pour les pré-retraites et encore moins pour une ré-industrialisation du site où l’usine de Moussey est la dernière grosse entreprise ", poursuivait le représentant de la CFDT.
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Une autre délégation des ouvriers de Bata s'était rendue en fin de matinée au siège sociale de l'entreprise à Nanterre (Hauts-de-Seine) mais sans y être reçue. "Nous exigeons un plan social digne comme s'y est engagé le pdg de Bata A.A, Monsieur Dupont", précise un tract distribué par les manifestants.
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