© INTERNEAprès quinze jours de recherches, le gouvernement a finalement trouvé l’homme qui reprendra les rênes de Bull. Pierre Bonelli a été désigné dimanche soir par le conseil d’administration de la société, où l’Etat conserve encore une belle participation (16,3%). Agé de 62 ans, l’ancien président du groupe informatique Sema est chargé "de soumettre, le plus rapidement possible, ses recommandations et les options stratégiques qui devront, une fois retenues, être mises en œuvre".
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Selon Les Echos, Bull pourrait accuser sur l’exercice 2001 une perte de 120 millions d’euros. Au total, le groupe qui fit la fierté de la France aura finalement englouti plus de 3 milliards d’euros de subventions. Le gouvernement s’est engagé à avancer 100 millions d’euros mais rien n’indique que les autres actionnaires en feront autant.
Occasions manquées |
La compagnie passe alors à côté de sa chance historique. En 1978, elle s’était emparée d’une petite société R2E mais n’avait pas jugé bon de parier sur le Micral, le produit phare de cette petite boîte. Erreur ! Ce Micral n’était autre qu’un des premiers micro-ordinateurs du monde. En 1982, Pierre Mauroy ordonne la nationalisation du groupe pour le sauver de la banqueroute. De recapitalisations en subventions, Bull échappe une nouvelle fois à la mort en 1995 en mettant fin in extremis à sa collaboration avec l’Américain Zenith Data System. Deux ans plus tard, la boucle est bouclée : Bull est à nouveau une société privée, l’Etat ne conservant qu’une part minoritaire. Mais les actionnaires ne veulent plus ouvrir leur bourse. |
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