© INTERNEFaut-il être à la retraite et grisonnant pour commencer à s'intéresser à autrui ? La majeure partie des personnes qui donnent régulièrement à des associations caritatives ont plus de 50 ans. Une étude réalisée par le Centre de communication avancée souligne, au travers de l'exemple de l'opération Chèque-réveillon, l'émergence de nouveaux donateurs".
Pour la troisième année consécutive, les Restos du cœur et la société Chèque-déjeuner proposent depuis novembre et jusqu'à fin janvier de participer à l'opération "chèque réveillon". Les 700 000 utilisateurs de ce type de coupon-restaurant en partie financés par leur comité d'entreprise, peuvent barrer l'un de leur chèque et l'envoyer aux Restos du cœur qui le transformeront en 8 repas. En 2000, 2 millions de repas ont ainsi été servis (sur les 58 millions de repas par an) pour une valeur de 12 millions de francs. Et cette année, 1,6 million de francs a déjà été récolté en un peu moins d'un mois.
Simplicité, transparence sont des conditions du don
Selon une étude de la Fondation de France, 58% des 50-64 ans sont des donateurs réguliers contre 36% des moins de 25 ans et 44% des 25-34 ans. Or "la moyenne d'âge des donateurs de chèque déjeuner est de 40 ans", selon Robert Ebguy, responsable du Centre de communication avancée qui précise que "toucher les gens dans le milieu de l'entreprise permet de toucher une population plus jeune.
Autre avantage à s'adresser aux personnes au sein de l'entreprise, un meilleur retour des campagnes. "D'habitude, lors de campagnes d'appel aux dons, seulement 7% retournent le courrier et donnent quelque chose. Dans le cas des chèques-réveillons, 30% des salariés les utilisant ont donné", détaille Robert Ebguy. Mais attention, pour convaincre ces "nouveaux donateurs" qui ont la particularité de donner dans le cadre de l'entreprise, il faut respecter certaines règles : simplicité du don, transparence financière – le scandale de l'ARC fait encore des ravages – et aspect concret de l'utilisation du don sont les conditions sine qua non pour motiver des actes de générosité", peut-on lire dans l'étude.
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