Marks & Spencer baisse ses rideaux

Par , le 21 décembre 2001 à 18h42 , mis à jour le 20 décembre 2001 à 18h53

Les derniers magasins Marks & Spencer français fermeront leurs portes demain. Les 1500 salariés devraient se voir proposer un poste par le repreneur, les Galeries Lafayette, ou choisir le licenciement.

Marks and Spencer enseigne mars 2001 © INTERNE

Le magasin ne désemplit pas mais les rayons eux, sont vides. Aux caisses, des affiches témoignant d'une certaine lassitude, "non, nous n'avons plus de thé". Demain, la marque de distribution britannique fermera ses dernières enseignes françaises : les deux magasins parisiens et celui de Strasbourg. La date de fermeture des 18 magasins français d'abord prévue pour le 31 décembre a été avancée suite à l'épuisement des stocks.


Marks ans Spencer dit oui
aux Galeries Lafayette

Marks & Spencer
à la sauce
Galeries et H&M

Marks & Spencer
fait ses valises

 

La firme anglaise avait annoncé le 29 mars, de manière quelque peu abrupte (par e-mail) son intention de fermer tous ses magasins européens et de se recentrer sur la Grande-Bretagne. Après de neuf mois de lutte sociale, les 1500 salariés concernés en France ne sont pas encore assurés de leur avenir. Tous les magasins seront repris par le groupe Galeries Lafayette (Galeries Lafayette, BHV, Monoprix etc) qui les exploitera lui-même ou en confiera la gestion à des enseignes partenaires (H&M, Virgin, Fnac…). Après quelques travaux, les magasins devraient rouvrir d'ici quelques semaines.

Adieu marmelade et cheddar

Le plan social signé le 30 novembre dernier après d'âpres négociations prévoit que chaque salarié bénéficie au moins d'une offre d'embauche avec garantie de salaire durant 3 ans, les rémunérations chez M&S étant supérieures à celles des autres enseignes. Ceux qui refuseront seront licenciés avec une indemnité équivalente à 1,5 mois de salaire par année d'ancienneté. Certains regrets sont toutefois exprimés "les postes que les Galeries Lafayette proposent ne correspondent pour l'essentiel pas aux salariés auxquels ils s'adressent", déplore une déléguée syndicale. Selon une autre, 90% des salariés devraient refuser ces offres.

Du point de vue des consommateurs, une question : sera-t-il possible de se procurer ailleurs ces produits typiquement "british" ? Marmelade d'orange, thé St James, biscuits, cheddar….

Par Sophie Lutrand le 21 décembre 2001 à 18:42
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