© INTERNEFinalement, les communistes ne se sont pas opposés à l’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2002. Au risque de perdre toute crédibilité. Oubliées les critiques sur le financement de l’hôpital. Ravalée la rage suscitée par le blocage la semaine dernière de leur amendement sur la retraite avant 60 ans (voyez nos articles en lien).
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Mardi, dès avant le vote, le président du groupe PCF à l'Assemblée nationale, Alain Bocquet, avait annoncé que son groupe s'abstiendrait, en dernière lecture, "pour prendre en compte ce qu'il a obtenu" pendant les débats. A savoir 3,9 milliards de francs pour l'hôpital public. Neuf députés communistes ont néanmoins voté contre le texte.
"Grande protestation"
"Il y a effectivement" au sein du groupe "une grande protestation sur le fait que la politique en matière de santé n'est pas à la hauteur des besoins et des revendications du monde hospitalier", avait ajouté le président de groupe. Malgré leurs menaces, les communistes n’ont pas pu obtenir de leurs amis de la majorité l’assurance que les syndicats non signataires de l'accord sur les 35 heures seraient associés au suivi de l'application de la réduction du temps de travail.
La ministre de l’Emploi et de la Solidarité a toutefois précisé, avant le vote, que "les 35 heures appartiennent à tous les salariés de l'hôpital" et que, s'il faut "respecter ceux qui ont signé" l'accord, il ne faut "évidemment exclure personne". Elisabeth Guigou a également annoncé une hausse de 10% du seuil des ressources mensuelles donnant droit à l'équivalent de la CMU complémentaire. Le seuil sera de 3960 francs contre 3600 francs auparavant.
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