© AFPCertains les disaient moribondes au lendemain des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Malgré une forte baisse de leur activité en septembre-octobre, les agences de voyages en ligne sont dans une forme insolente (cf notre papier en lien). A en croire leurs responsables, elles étaient même mieux préparées à accuser un tel séisme.
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Ruée sur la balnéo
Encore fallait-il avoir ces destinations de rechange dans les cartons. Car, selon le patron de Degriftour, il était difficile de trouver du jour au lendemain des voyages vers des endroits réputés plus sûrs. "Dégriftour a la chance d’être un généraliste avec un tiers d’offres en France", explique Frédéric Battut dont la société, née pendant la guerre du Golfe, a enregistré ces quatre derniers mois une hausse des ventes de 80% sur l’Hexagone et de 200% sur la seule balnéo-thalasso.
"Nous aurions pu vendre plus de billets, vers Marrakech notamment, si les compagnies aériennes et les tour-opérateurs n’avaient pas eux-mêmes réduit le nombre de places disponibles", déplore Roland Coutas, le pdg de TravelPrice. Quoiqu’il en soit, la substitution a ses limites, comme le souligne Frédéric Battut : "Vous n’allez pas me faire croire que le type qui dépensait 5000 francs pour aller en Tunisie a soudainement déboursé 13000 francs pour aller dans les DOM !". Alors, fallait-il casser les prix ? (La suite de l'article en cliquant sur 'page 2' en bas à gauche)
(Photo d'ouverture AFP plage au Vietnam)
(suite de la page 1) Assurément, répond-on chez TravelPrice qui a fait un tabac avec son offre "une semaine en Tunisie à 100 €". "Il existe un seuil psychologique de prix à partir duquel les clients sont prêts à partir, malgré la peur du terrorisme. On l’avait déjà constaté lors des attentats à Louqsor", analyse Roland Coutas. "L’effet d’aubaine fonctionne même face à la peur", confirme-t-on chez Karavel.
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Chez Degriftour, on s’est refusé à casser les prix plus que d’ordinaire ("de toute façon, les gens avaient peur de l’avion") et on a renforcé le côté relationnel. "Nous avons étoffé notre service des appels téléphoniques car une partie de notre clientèle avait besoin d’une ‘aide psychologique’ : on a expliqué qu’un voyage à Pointe-À-Pitre, ce n’était pas un voyage au Caire", explique Frédéric Battut qui insiste sur la difficulté de traiter un sentiment aussi irrationnel que la peur : "Regardez le Sénégal : pays musulman, épinglé par les médias pour les problèmes en Casamance, c’est pourtant la destination à la mode ! ".
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