© INTERNEL'avionneur européen Airbus a légèrement devancé son concurrent américain Boeing en 2001 avec 274 commandes contre 272 pour Boeing. Malgré tout, Noël Forgeard, PDG d'Airbus, a annoncé 6.000 suppressions de postes d'ici fin 2002 en prévision d'une conjoncture morose pour 2002 et 2003. Ces allègements d'effectifs se feront sans licenciements secs mais avec notamment un millier de départs volontaires (retraites, démissions). Fin 2002, les effectifs devraient être ramenés à 44 500 personnes.
Ces réductions accompagnent un plan d'économies de quelque 600 millions d'euros en frais généraux et investissements. Noël Forgeard n'a toutefois pas exclu la solution des licenciements si la crise que traverse le secteur aéronautique venait à s'aggraver.
Airbus, détenu à 80% par EADS, a essuyé 101 annulations sur son carnet de commandes notamment en raison des faillites de TWA, Swissair et de la mauvaise santé d'autres compagnies. La situation ne devrait pas s'arranger en 2002 et le patron des ventes d'Airbus prévoit même un recul de 60% des commandes globales d'avions. Or l'avionneur s'est engagé auprès de ses actionnaires à maintenir un gain de productivité de 3,5% par an, y compris pendant les périodes moins porteuses. Son principal rival, Boeing, a déjà annoncé un plan massif de suppressions d'emplois touchant 30 000 personnes soit 30% des effectifs.
Le maire de Toulouse inquiet Le député-maire de Toulouse Philippe Douste-Blazy (UDF) a demandé au Pdg d'Airbus "l'assurance" que les 6.000 suppressions de postes n'entraîneraient aucun licenciement à Toulouse, siège du groupe, et dans sa région. Selon l'INSEE, le secteur aéronautique et spatial employait directement (constructeurs et sous-traitants) quelque 28.500 salariés en Midi-Pyrénées en 2000. La région devrait en outre accueillir environ 9.000 des 20.000 emplois générés par le programme A380 en France. |
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