© INTERNELe souhait des salariés est exaucé. Ainsi que 80% d’entre eux l’avaient espéré, le tribunal de commerce de Nanterre a désigné mardi matin l’Israélien Elco comme repreneur du groupe français d’électroménager Brandt. Les juges ont fait valoir que l’Israélien, soutenu par l’Espagnol Fagor, promettait de sauver le plus grand nombre d’emplois (78%) et s’engageait à reprendre l’activité sur les sept sites de Brandt, dont un partiellement.
Trois autres candidats étaient en lice. Le leader mondial du secteur, l’Américain Whirlpool, l’Italien Candy et le Turc Arcelik-Beko. Une offre de reprise avait été proposée par les cadres de l’entreprise pour le seul site d’Aizenay.
Parmi ces projets, celui d'Elco n'était peut-être pas le meilleur du point de vue industriel, le groupe n'ayant aucune expérience dans l'électroménager. Mais le candidat a su adroitement transformer cette carence en argument, avançant qu'il n'y aurait pas de doublon avec ses propres activités, donc pas de suppression de sites. Et, pour convaincre les plus réticents, Elco s'est assuré le soutien de Fagor, le constructeur d'électroménager espagnol.
Les Israéliens s'étaient déjà illustrés en 1994 avec la reprise d'Airwell, alors en plein marasme. En quelques années, ce groupe de climatisation a vu son chiffre d'affaires multiplié par sept et ses effectifs par deux.