© INTERNELes cinq candidats à une reprise partielle du fabricant français de gros électroménager Brandt ont défendu mercredi leur projet devant le tribunal de commerce de Nanterre. Le choix sera "difficile" car les prétendants à la reprise ont "tous amélioré leur offre", a averti le président du tribunal qui rendra pourtant sa décision dès mardi prochain. électroménagerLe temps presse : dans quelques jours les caisses de Brandt seront vides. "Notre décision n'est absolument pas prise", a ajouté le vice-président.
Le secrétaire d’Etat à l’industrie Christian Pierret n’a pas montré de préférence pour un candidat en particulier mais il a insisté sur son souci de préserver "l’emploi pérenne". Sur ce seul critère, l’israélien Elco, appuyé par l’espagnol Fagor, remporte la palme puisqu’il promet de conserver 4195 emplois directs en France sur 5300. Le groupe promet également le maintien de six sites de production, ce qui a emporté l’avis favorable de 80% des représentants des salariés du fabricant. Cependant, Elco est le seul des candidats à n'avoir aucune expérience dans l'électroménager.
A chacun ses atouts
De plus les projets d’Elco laissent le site de Lesquin (Nord) sur le bord de la route. Un aspect du dossier qui n’est pas pour plaire à la maire socialiste de Lille, Martine Aubry. Cette dernière milite en faveur d’une reprise par le turc Arçelik-Beko. La filiale du groupe Koc promet un demi milliard d’euros d’investissement, tout en maintenant 3837 postes sur six sites. Mais, dans ce cas, ce seraient les unités vendéennes qui payeraient les pots cassés. Pour prévenir cette critique, le Turc leur promet un contrat de sous-traitance de 2 ans.
Le tribunal pourrait choisir d’entendre d'autres arguments que le seul maintien de l'emploi. Il pourrait se laisser séduire par l’italien Candy (Rosières, Hoover, Iberna) qui prône un partenariat plus qu’une absorption de son concurrent Brandt. Si la solidité financière du groupe familial plaide en sa faveur, il n’en reste pas moins que son offre de reprise se limite à quatre sites et à 3475 emplois. Là encore, on assure que des contrats de sous-traitance seront passés avec les sités non-repris.
Enfin, même si son projet paraît plus timoré (250 millions d’investissements, 3045 emplois directs et 4 sites sauvés), le géant américain Whirlpool peut faire valoir sa position de numéro un mondial de l’électroménager. A l’en croire, une fois entre ses mains, Brandt deviendra un centre européen majeur de production. Certains analystes le donnent d'ailleurs favori. Dans ses conclusions, le ministère public s'est d'ailleurs prononcé pour cette solution. Reste encore une cinquième et dernière offre : celle déposée par des cadres de l'usine de fours micro-ondes d'Aizenay. Mais elle se limite à ce site vendéen.
Feu vert à la reprise de Moulinex |
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