© INTERNE
Une semaine plus tard, la voilà engagée pour près de 110.000 francs par an dans leur tout nouveau centre de télécommunications. "J'ai été embauchée comme technicienne alors que je ne savais même pas allumer un ordinateur", se souvient-elle. Qu’importe, l’entreprise lui offre une formation et, six mois après, Aude devient "supervisor". Huit ans plus tard, après un passage chez Compaq, notre expatriée est aujourd’hui responsable dans une start up. Son salaire est cinq fois plus élevé qu’à ses débuts chez IBM. "Il faut accepter de travailler 12 heures par jour mais je n'aurais jamais eu en France la carrière que j'ai. Pas aussi vite en tout cas. Ici, les entreprises n'hésitent pas à investir dans les personnes, à leur payer des formations très chères pour les faire progresser ", estime la jeune femme qui se dit pourtant prête à gagner moitié moins pour une place au soleil et en France. S.L. |
"En France, avec mon BTS, j’aurais été confrontée à plus de hiérarchie et on m’aurait sans doute proposé un travail de base : faire des photocopies, par exemple", avance Peggy. "En France, même si vous travaillez plus que 35 heures, vous n’obtenez aucune reconnaissance, ni financière, ni même verbale, de la part de votre patron", poursuit-elle. "J’ai été très surprise des responsabilités qui m’ont été confiées aux Etats-Unis : mon patron m’a dédié un travail et m’a fait confiance. L’âge n’a pas d’importance, c’est la volonté d’apprendre et de se battre qui compte. C’est une philosophie qui donne envie de travailler", conclut-elle. DjS |
Retrouvez l'interview de Jean-François Petit-Archambault, en cliquant ici
Retour MYTF1

Chargement en cours...





