© INTERNEJean Glavany a suivi l'avis de l'Afssa. L'Agence française pour la sécurité sanitaire des aliments s'était déclarée favorable début janvier à un abattage partiel des troupeaux lorsqu'un cas de vache folle est diagnostiqué. Le ministre de l'Agriculture a annoncé que l'arrêté instaurant un abattage sélectif sera signé "dans les tout prochains jours". Les bêtes nées après le 1er janvier 2002 ne seront pas abattues à l’exception bien entendu des descendants des vaches atteintes. "Ca semble très peu aujourd'hui, mais c'est une démarche de sortie de crise s'appuyant sur le fait que de nouvelles mesures de protections ont été prises en 2001, et l'effectif concerné va s'accroître de jour en jour", a précisé le ministre.
Pour l'Afssa, les différentes mesures réglementaires prises, dont l'interdiction totale des farines animales dans l'alimentation des ruminants, permettent désormais d'exclure tout risque de contamination par voie alimentaire. La Confédération paysanne avait parlé d'un "jugement à la Ponce Pilate", tandis que le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer avait réclamé que les bêtes nées à partir de janvier 2001, et non pas 2002, soient épargnées. Plus optimiste, le président de la Fédération nationale bovine (FNB) Pierre Chevalier a considéré que, "même infiniment partiel, cet avis représentait une lueur d'espoir pour les éleveurs" et était de nature à rassurer les consommateurs.
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