© AFPDe délais en sursis, de reports en échéances, voici Voxan face à son destin. Le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand a reporté sa décision au 1er février pour se donner le temps d'envisager l’avenir du constructeur de motos français, sous perfusion depuis plusieurs mois.
En décembre dernier, alors que les juges menaçaient de liquider la petite société d’Issoire, tombait in extremis l’offre de reprise de Merker Yshima. Le Suisse est un spécialiste de la remorque pour camion. Il prétend pourtant pouvoir faire du fabricant français – de l’artisan presque – une marque phare en Europe, capable d’écouler de 20.000 à 30.000 deux roues tous les ans. Voxan, depuis 1999, a péniblement convaincu 1600 acheteurs…
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On se met à y croire dans le Puy-de-Dôme. Les cadres, jusqu’alors seuls candidats à la reprise, sont même prêts à appuyer l’offre helvétique. Les juges consulaires se laissent convaincre par les actionnaires de Voxan d’accorder un nouveau délai. Il arrive à son terme ces jours-ci.
Certes Merker est un groupe solide. Sa capitalisation, qui regroupe 140 actionnaires, dépasse les 100 millions d’euros. Le bruit court que le designer italien Bertone et l’ex directeur technique de Ferrari, Mauro Forghieri, pourraient apporter leur soutien au projet. Mais cela suffira-t-il à emporter le consentement des juges ? C’est cela ou un plan social nécessairement dévastateur pour les 125 salariés, voire la liquidation pure et simple. Et la fin d’un espoir fou.
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