TGV : Paris-Strasbourg en 2h20 !

Par A.G., le 28 janvier 2002 à 07h56 , mis à jour le 28 janvier 2002 à 08h05

Le coup d'envoi des travaux de la ligne à grande vitesse, qui reliera Paris aux principales villes de l'Est de la France en 2006, a été donné lundi par le ministre des Transports.

TGV logo SNCF train © INTERNE

Paris-Strasbourg en 2h20 au lieu de quatre… Avec la SNCF, c'est possible ! Mais pas avant 2006. Les coups de pioches pour construire le premier tronçon de la ligne à grande vitesse, soit 300 km entre Vaires-sur Marne (Seine-et-Marne) et Baudrecourt (Moselle), ont été donnés lundi. En guise de "lancement officiel", M. Gayssot, en tenue de chantier, a visité un "remblai témoin" de 70 mètres de long et de 3 mètres de haut, destiné à étudier la compressibilité du terrain et le tassement des matériaux, sur une portion de 3.500 mètres en Lorraine, où le sol est connu pour être compressible.

Ce coup d'essai devrait permettre de déterminer avec précision, grâce à des capteurs et autres sondes, le comportement des matériaux du remblai sur cette portion de la nouvelle voie ferrée. Une fois les résultats de l'essai connus, des appels d'offre pour les travaux seront lancés. Sur le reste de la ligne, les travaux de terrassement seront entrepris progressivement à partir de mai 2002 et jusqu'en juin 2003.

Coût : près de 4 milliards d'euros

Les régions du grand-Est attendent depuis 1985, date des premières études préliminaires, le nouvel équipement. Une réalisation dans laquelle elles sont partie prenante puisque, pour la première fois, les collectivités locales sont associées au financement de la construction d'un TGV. Après une dizaine d'années de discussions entre les partenaires, une convention sur le financement du tracé de la première phase a enfin été signée en 2000. Le projet, d'un coût global de 3,9 milliards d'euros comprend également la participation de l'Union européenne et du Luxembourg, dans la perspective de raccordements extra-nationaux.

Un deuxième tronçon

Après la mise en service du TGV Est, prévue en 2006, la seconde phase de 106 km (Baudrecourt-Strasbourg) reste encore à construire, selon un calendrier encore indéterminé. Dans cette perspective, le président de la région Alsace Adrien Zeller (UDF) a appelé cette semaine l'Allemagne à respecter son engagement d'améliorer la traversée ferroviaire du Rhin à Kehl, ville allemande située en face de Strasbourg. Les travaux devraient permettre de faire passer les trains sur le pont à une vitesse de 120 à 130 km/h au lieu de 50 km/h actuellement.

Par A.G. le 28 janvier 2002 à 07:56
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