© INTERNEDécidément la saga du groupe Enron est un scandale à tiroirs multiples. Après l'explosion médiatique qui a suivi la divulgation des liens financiers entre Enron et le président Bush, les américains ont appris que plusieurs commissions d'enquête chercheraient à faire éclater la vérité sur les pratiques de gestion sulfureuses d'Enron, star déchue des marchés. Seul "hic", mais de taille, la presse révèle alors que soixante et onze des cent élus du sénat ont bénéficié des largesses de l'entreprise texane.
Surprise également au niveau de la gestion, des méthodes sophistiquées sont utilisées par les comptables pour jongler avec les créances. Elles se regroupent sous un délicieux sobriquet : "le respect créatif des règlements". Le principe semble simple au premier abord : "il suffit que l'exercice de la société mère d'un groupe s'achève en décembre et celui de sa filiale en mars, pour que la société mère puisse placer ses dettes sur les comptes de sa filiale avant d'annoncer ses résultats au 31 décembre. Elle pourra ensuite les transférer sur ses propres comptes, avant de publier les résultats de sa filiale au 31 mars."Ce type de petit jeu d'écriture a permis à une poignée de dirigeants du courtier en énergie de s'enrichir tout en masquant près d'un milliard de dollars de pertes de septembre 2000 à septembre 2001.
Les investisseurs ne font plus confiance aux entreprises cotées
"On se demande |
La vague de fond soulevée par cette gigantesque faillite menace donc à la fois un président américain en exercice, les marchés boursiers du monde entier et la totalité des cinq grands cabinets d'audit et de conseil, un scénario digne de Hollywood en somme.
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