© INTERNEAvant d’atteindre les sommets de la gloire, les élèves de la Pop Academy devront d’abord rejoindre les cimes de l'Ardenne belge. Accrochée au plus haut pic du plat pays (le signal de Botrange, 694 mètres), cette école se propose de former en une année des professionnels de la chanson, sur le modèle, un peu plus élaboré, de l’émission de TF1 "Star Academy".
Le programme principal, l’Académie des Stars, coûtera 20.000 euros aux heureux élus, retenus lors du casting. Elle comprend bien évidemment de nombreux cours de chant et de danse mais encore des cours d’expression, de relooking, de techniques de micro et, même, de management et de droit. "Nos élèves doivent être armés pour évoluer dans le monde de la musique", explique le directeur Pierre Piront.
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A côté de ce programme débouchant sur l’enregistrement d’un CD et d’un clip, la Pop Academy propose des initiations de courte durée, d’un week-end ou d’une semaine, à des prix beaucoup plus abordables (de 150€ le week-end à 650 € la semaine). "Dans les pays anglo-saxons, où de telles formations existent depuis longtemps, les étudiants doivent débourser au moins le double", justifie le directeur de la nouvelle école. "Nous réfléchissons à un système de bourses, financé par le sponsoring", poursuit-il.
Waimes, la commune qui accueillera en octobre prochain la première promotion de l’académie, était déjà habituée aux va-et-vient de musiciens, célèbres ou non. La Chapelle, le studio autour duquel se développera l’école, a vu le jour il y a 22 ans. C’est là notamment que le tube de Patrick Hernandez, "Born to be alive" a été enregistré. Mais si le chanteur n’a connu qu’un seul succès, le studio, lui, a produit plus de 600 disques, dont un de Marvin Gaye et plus récemment, celui de Kaolin.
"Un vivier de talents"
Quatre millions d’euros plus tard, quatre nouveaux studios se sont ajoutés à la Chapelle et le complexe s'est enrichi d'une trentaine de chambres dignes d’un hôtel, de salles de chant, de danse, de musculation et même d'un jacuzzi. Au total, 4000 m2 d’installations prêtes à héberger les premiers candidats à la célébrité. Jusqu’à présent les banques ont bien suivi. Elles ne sont pas les seules.
Selon Pierre Piront, Sony s’est déjà engagé à faire connaître les premières productions des artistes en herbe. La société, comme ses concurrentes BMG, EMI ou Virgin, aurait aussi promis de participer aux castings de sélection. "Nous voulons servir de viviers aux maisons de disques qui, en période crise, rechignent parfois à former elles-mêmes les nouvelles recrues ", explique Pierre Piront.
Photo d'ouverture: visuel du site de la Pop Academy
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