© AFPtf1.fr : Votre syndicat ainsi que FO appellent à la grève des transports publics jeudi. Le mouvement promet-il d'être suivi ?
Gilbert Stoquert : Ca s'annonce plutôt bien. A part à Marseille, des préavis de grève ont été déposés dans toutes les grandes villes françaises, Bordeaux, Lille, Toulouse, Lyon (qui est le plus gros réseau avec 4000 salariés), Strasbourg… Les appels à la grève touchent les 2/3 de la profession.
tf1.fr : Vous revendiquez la retraite anticipée à 55 ans. Au printemps dernier, vous aviez déjà lancé sept mouvements de grève, vos revendications ont-elles avancé ?
Gilbert Stoquert : Nous demandons à l'UTP (Union des transports publics, patronat) l'ouverture de négociations depuis décembre 2000 mais jusqu'à présent elle a toujours refusé. Etant donné que les réseaux sont organisés par chaque ville, les mouvements de grève ne gênent guère l'organisation patronale au niveau national. C'est pour cela que nous souhaitons que l'Etat s'implique et initie des négociations.
tf1.fr : Quels sont vos arguments pour justifier la retraite anticipée à 55 ans pour les employés des transports urbains ?
Gilbert Stoquert : On travaille de plus en plus dans notre profession avec des horaires décalés qui pénalisent la vie de famille. On nous demande de commencer de plus en plus tôt et de finir de plus en plus tard quand ce n'est pas service continu. Ce sont des métiers pénibles où l'on a du mal à aller jusqu'à l'âge de la retraite. Conduire un bus à 65 ans, ce n'est pas sérieux. Nous demandons juste la possibilité de partir de façon anticipée à 55 ans.
tf1.fr : Avez-vous prévu un service minimum et prévoyez-vous de reconduire le mouvement de grève ?
Gilbert Stoquert : Non, soit on travaille soit on ne travaille pas. Nous ferons le point jeudi soir et nous demanderons aux salariés ce qu'ils veulent faire. Mais de toute façon il y aura une suite.
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