Les vétérinaires baroudeurs de VSF

Par Gérard RANSAY, le 28 février 2002 à 07h00 , mis à jour le 27 février 2002 à 17h02

Depuis dix neuf ans les vétérinaires de VSF interviennent d'un bout à l'autre de la planète. Leur mission : former des milliers de paysans à une meilleure gestion de leur cheptel, et les rendre autonomes.

vache agriculture afrique © INTERNE

En 2002, dans de nombreux pays en voie de développement, le sort de villages entiers repose sur la bonne santé d'un troupeau. Une association regroupant des vétérinaires français, a choisi de renforcer les compétences des fermiers de ces zones à risque.


VSF / Cambodge 
Leur aventure débute en 1983, la famine fait alors rage au Mali, les vies de dizaines de milliers de personnes sont directement menacées. Ce sera le baptême du feu de Vétérinaires Sans Frontières (VSF), qui envoie une poignée de volontaires aider la population. Des décisions drastiques sont prises, abattre rapidement les troupeaux qui n'ont plus de fourrage, faire sécher la viande et la transporter sur les zones de regroupement de la population affamée. Cette mission d'assistance en urgence réussie n'est pourtant qu'un aspect des compétences des vétérinaires voyageurs. L'objectif premier de VSF est d'intervenir en amont de telles catastrophes dans les zones défavorisées de la planète, où l'animal d'élevage représente une source irremplaçable d'alimentation et de revenus.

Le monde comme terrain d'action

Depuis le Mali, VSF a étendu son champ d'action et est présente dans quinze pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie. Les principales aides de l'Association touchent la santé animale, la formation des paysans, la gestion durable des ressources naturelles et des filières de produits d'origine animale. Au fil des ans, les missions se complexifient, deviennent "globales", font intervenir des vétérinaires mais aussi des sociologues, des médecins, des spécialistes de la gestion des filières animales. Les deux cent collaborateurs de VSF se répartissent actuellement une vingtaine de projets où la formation d'opérateurs locaux est primordiale. Demain, les élèves d'aujourd'hui formeront des dizaines de paysans qui seront capables de gérer eux même leur développement. "Développer l'élevage, c'est surtout aider les hommes à vivre !" Le but ultime des "vétos baroudeurs"est de permettre aux populations de l'hémisphère Sud de prendre leur destin en main.

Photo d'ouverture / VSF / Madagascar.

Par Gérard RANSAY le 28 février 2002 à 07:00
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