© INTERNEA en croire son Pdg, jamais 20 minutes n’aura été distribué aussi paisiblement que ce vendredi. Au lendemain de l’accord passé avec le Livre – CGT (CILP), les trois quarts des 190.000 exemplaires du quotidien gratuit ont été écoulés dans la capitale, selon Francis Jaluzot. Même s’il reconnaît qu’ "il y a toujours des actions menées par les rotativistes".
Ces derniers refusent en effet de signer la trêve avec 20 minutes. L’engagement pris par l’éditeur d’étudier à nouveau les possibilités d'imprimer son gratuit sur les rotatives contrôlées par le Livre ne les convainc pas. Pourtant 20 minutes le rappelle : "le choix d'être imprimé chez Quebecor est purement technique".
Metro soulagé aussi
Côté distribution, la filiale du groupe norvégien se dit prête à recourir aux services des NMPP mais ces dernières refusent, se retranchant derrière leurs statuts. Dernier gage de bonne foi, 20 minutes promet de mettre un terme aux procédures juridiques en cours, entamées notamment après l'agression de colporteurs.
Pour Metro aussi, les nuages parisiens semblent se dissiper cette semaine. L'autre quotidien gratuit, imprimé sur les presses de France Soir, a calmé les esprits cégétistes en annonçant qu’une partie du tirage serait encartée dans le quotidien national.
Passé l’orage syndical, le monde de la presse paraît résigné à la présence des deux gratuits sur le marché… même si leur disparition est prédite pour les plus audacieux et espérée par les autres. "Le groupe Amaury a décidé de les traiter comme de vrais concurrents", a averti Jean-Pierre Courcol, président du directoire de l'éditeur du Parisien.
Amaury prépare la riposte
"Nous nous sommes préparés à faire face et nous mettrons tous les moyens pour les combattre de manière concurrentielle", a poursuivi le responsable. Selon La Tribune, Amaury cherche à s’approprier les 30% d’A nous Paris détenus par le Belge Roularta. Démentie par le groupe, une telle alliance permettrait à son titre phare de récupérer une partie des annonceurs séduits par le très lucratif hebdomadaire distribué depuis trois ans dans le métro.
Hebdomadaire ? Le Figaro croyait savoir récemment qu’A nous Paris envisageait de devenir quotidien. Une transformation peu probable mais qui, si elle devait avoir lieu, devrait faire trembler les nouveaux gratuits.
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