© INTERNEParce que leur pouvoir d'achat a baissé de 10% en 10 ans, parce que le minimum vieillesse ne représente que la moitié d'un Smic et que plus de 3 millions d'entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté, les retraités ont défilé jeudi. Les cinq grandes confédérations syndicales, CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC et la Fédération générale des retraités fonction publique se sont unis pour marcher main dans la main. Une manifestation a eyu lieu à Paris où les manifestants sont partis de Bastille pour rejoindre la place de la Nation. Mais d'autres mouvements étaient organisés à Nantes, Marseille, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Lyon, Dijon, Toulouse, Rouen…..
"Depuis la réforme Balladur en 1993, la revalorisation des pensions et retraites se fait sur le coût de la vie c'est-à-dire l'inflation alors que dans le même temps les salaires ont augmenté beaucoup plus vite", note Bernard Devy, responsable FO-retraites. Or, l'inflation a été relativement faible ces dernières années. Entre 1994 et 2002, les pensions ont été augmentées de 14,83% quand l'inflation était de 13,54% pendant la même période et le salaire moyen connaissait une hausse de 23,06%.
"On a fait croire que l'on faisait une fleur aux retraités en 2001 en redressant leur pension de 2,20% mais exactement au même moment la CSG été augmentée de 2,40%. Au bout du compte, il s'agissait d'une baisse du pouvoir d'achat", explique Roger Wenger, Président de l'Union nationale des retraités CFTC.
La seconde revendication concerne le minimum contributif : pour une carrière complète, ce minimum est de 525,63 euros (3445.28 francs), soit 57,7% du Smic. "On nous rabâche que les retraités sont des nantis mais ce n'est pas si vrai. Nombre de retraités n'ont même pas les moyens de vivre décemment, malgré l'allocation dépendance", explique Bernard Devy.
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