Fnac : la grève s’étend à la province

Par , le 05 avril 2002 à 09h00 , mis à jour le 04 avril 2002 à 20h19

Après les mouvements à Paris, l’intersyndicale de la Fnac-Relais qui regroupe les 37 magasins en dehors de la capitale, a appelé à la grève samedi pour exiger «la reprise des négociations salariales». La direction estime avoir fait des propositions suffisantes.

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Après les magasins parisiens, les Fnac de province risquent de connaître quelques perturbations ce samedi. L’intersyndicale de la Fnac-Relais qui regroupe les 37 magasins en dehors de la capitale, a appelé à un mouvement de grève pour exiger "la reprise des négociations salariales", selon le communiqué signé des délégués CGT, CFDT, FO, CFTC et Sud.

Ces négociations sur les salaires sont rompues depuis la fin mars. FNAC-Relais estime avoir fait sa part de l’effort en faisant des propositions proches de celles exposées par FNAC-Paris, à savoir des hausses générales de salaires des non-cadres de 2% ou de 1,5% selon le montant du salaire, assorties de revalorisations individuelles.

"De nombreuses disparités"

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La direction se dit également prête à revaloriser les grilles salariales des magasins de province. En revanche, elle n’envisage pas de les aligner sur les grilles parisiennes. Ce qui provoque l’insatisfaction des syndicats.

"Nous avons proposé à la direction d’adapter les grilles en deux ans mais nous n’avons pas obtenu de réponse", explique André Chapuis, délégué CGT Fnac-Relais. "Il existe aussi de nombreuses disparités entre les magasins de province eux-mêmes : quant aux salaires, quant aux horaires, quant aux primes", poursuit le délégué.

Vers un statut unique

A Paris, après s’être étendu du magasin des Champs-Élysées à tous ceux de la capitale, le mouvement de protestation semble mis entre parenthèses ces derniers jours. Non pas grâce aux propositions faites par la direction et jugées insuffisantes par les syndicats, mais plutôt dans l’attente d’une décision de justice, comme l’explique Frédérique Nguyen de SUD.

"Les personnes mandatées par les différentes filiales du groupe n’étaient pas là pour négocier mais pour transmettre une décision qui avait déjà été prise par la hiérarchie", commente la déléguée syndicale. "Nous attendons du tribunal de grande instance qu’il dise que notre seul interlocuteur est la direction du groupe Fnac qui chapeaute toutes les filiales", poursuit-elle, avant de conclure : "D’ici là, nos actions auront une forme plus discrète".

A la fédération Commerce de la CGT, on confirme. "L’idée est d’obtenir un statut unique pour tous les salariés qu’ils travaillent pour Fnac-Relais, Codirep, Fnac-Concept ou Fnac-Logistique, le statut parisien pouvant différer pour prendre en compte les différences dans la capitale", explique Jean-Pierre Sorrento.

Par David Straus le 05 avril 2002 à 09:00
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