© INTERNEtf1.fr : Combien coûte le remplacement des anciennes poubelles par de nouvelles ?
Yves Contassot : Cela ne nous coûte quasiment rien. La Ville de Paris n'est pas propriétaire des bacs. Des entreprises privées sont rémunérées pour les mettre en place et les renouveler.
tf1.fr : Paris est très en retard par rapport aux autres communes d'Ile-de-France. Pourquoi avoir mis si longtemps avant de passer au tri sélectif ?
Yves Contassot : Il faudrait demander cela aux anciens élus. Pendant très longtemps la municipalité a fait le choix de l'incinération des déchets. Une méthode qui permet de transformer les déchets en énergie mais entraîne des émissions de dioxine.
tf1.fr : Le tri est en place dans les 8ème, 9ème, 16ème et 17ème depuis le mois de mars. Quelles sont les premières conclusions, les premiers enseignements ?
Yves Contassot : C'est exceptionnel : on a multiplié par deux la simple collecte des emballages. Avant, on recueillait 3 kg par an et par habitant. Seulement après un mois, nous en sommes déjà à 6 kg par an et par habitant. L'objectif était de 5 kilos mais nous allons le revoir à la hausse, il n'était pas assez ambitieux.
tf1.fr : Pourquoi installer des poubelles individuelles pour le verre alors qu'il existait déjà
"C'est exceptionnel : |
Yves Contassot : Nous avions 1000 conteneurs pour 2 millions d'habitants, c'est dérisoire. Depuis, le plan Vigipirate nous a contraint à en enlever une partie. Trier le verre doit être un geste naturel et ne pas demander trop d'effort. Malheureusement, nous ne pourrons pas placer des poubelles blanches dans tous les immeubles mais seulement dans 40% des immeubles, faute de place. Nos 200 agents ont fait une enquête immeuble par immeuble pour rencontrer les concierges, les syndics et évaluer avec eux les besoins en bacs. Nous ne pouvons rien imposer, juste essayer de convaincre.
tf1.fr : Peut-on imaginer des systèmes de sanctions si les Parisiens ne trient pas ou mal les déchets ?
Yves Contassot : On peut l'envisager. Tous les bacs sont équipés de codes barres, et on peut, si on le voulait, savoir si les gens trient ou pas et faire payer une redevance plus élevé à ces derniers. Certaines communes le font déjà.
tf1.fr : Quels sont les prochaines étapes pour améliorer le tri sélectif ?
Yves Contassot : le grand chantier c'est d'abord l'équipement de tous les Parisiens d'ici la fin de l'année. En 2003, ce sera le tour des entreprises et en 2004, nous nous attaquerons à la réduction de déchets à la source : sensibiliser les entreprises à réduire le nombre et le poids des emballages de leurs produits.
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