Les prix à la pompe repartent à la hausse

Par S.L, le 04 avril 2002 à 15h57 , mis à jour le 03 avril 2002 à 17h22

La récente flambée du prix du baril de pétrole tire les prix du gazole et de l'essence à la hausse en France. Cette tendance devrait se poursuivre dans les semaines à venir selon l'Union française des industries pétrolières.

pompes essence © INTERNE

Le spectre d'une nouvelle flambée des prix à la pompe resurgit aujourd'hui dans les pays occidentaux et notamment en France. Les prix à la pompe du gazole et de l'essence ont déjà augmenté de 3 à 4 centimes d'euro en un mois selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Et la hausse devrait se poursuivre dans les semaines et les mois à venir. Déjà, depuis le 1er mars, le prix à la pompe TTC du sans plomb 95 est passé de 0,96 à 0,99 euro, celui du sans plomb 98 de 0,98 à 1,01 euro, et celui du gazole de 0,73 à 0,77 euro, indiquent les relevés hebdomadaires du ministère des Finances, effectués sur toute la France.

Sur la même période, le cours du baril de pétrole de référence (Brent) a bondi de 28%, passant de

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21,63 dollars le 1er mars à 27,66 dollars le 2 avril à la clôture. Le prix à la pompe ne reflète que partiellement l'évolution du cours du brut, car ce que paie le consommateur est composé à 80% de taxes, le reste représentant le coût du pétrole raffiné et les coûts de transport et de distribution, a rappelé une porte-parole de l'Ufip.

La reprise économique retardée ?

En outre, l'impact d'une hausse du brut sur le prix à la pompe s'effectue avec un délai "d'environ 15 jours ou 3 semaines". La hausse du cours du baril de pétrole aura sans doute une influence des prix à la pompe mais est difficilement prévisible. "Cela dépendra surtout de la poursuite ou non des tensions qui ont emballé les marchés, comme les menaces d'embargo de l'Irak", a expliqué la porte-parole de l'Ufip.

Cette récente "flambée" des cours pourrait retarder la reprise naissante de l'économie mondiale en freinant les dépenses des ménages et en augmentant les coûts pour les entreprises. Les pays occidentaux sont très fortement dépendants du pétrole du Proche-Orient. Un baril au-dessus de la barre symbolique des 30 dollars renforcerait les craintes de reprise de l'inflation. La menace irakienne et iranienne de recourir à l'arme du pétrole devrait toutefois rester circonscrite puisque l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a écarté cette possibilité.

Par S.L le 04 avril 2002 à 15:57
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