© INTERNELa finance a parfois des cheminements surprenants, ainsi le repli de l’euro sur le marché des changes, après le rebond des places boursières américaines à la suite des bonnes nouvelles annoncée par McDonald's. Lundi, McDonald's, le numéro un mondial de la restauration rapide a estimé que son BPA (bénéfice par action) pour le deuxième trimestre 2002 serait compris entre 0,38 et 0,39 dollar, un montant légèrement supérieur aux attentes des analystes dont les courbes les plus optimistes affichaient plutôt 0,37 dollar. Les marchés adorent ce type de surprises, alors lorsque le géant du hamburger a par ailleurs annoncé qu'il prévoyait pour l'ensemble de ses enseignes une hausse d'environ 5% de son chiffre d'affaires (hors change) pour 2002, Wall Street a rougi de plaisir et les indices se sont mis à grimper.
Jack Greenberg, PDG de McDonald's, a également indiqué que le groupe était satisfait de ses filiales européennes, qu’il "prévoyait une augmentation de 5 à 10% du chiffre d'affaires et du résultat opérationnel au deuxième trimestre dans cette région du monde". Les chiffres sont moins brillants dans la zone Asie / Pacifique / Moyen-Orient / Afrique qui continue d'être affecté par la faiblesse des économies de ces différentes zones, a précisé le dirigeant, soulignant que les inquiétudes des Japonais en matière de sécurité alimentaire continuent d'avoir un impact sur les ventes du groupe dans ce pays malgré les garanties données par la chaîne de restauration rapide.
L’euro trébuche sur la fermeté de McDonald's,
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Par ailleurs, le marché a faiblement réagi à la victoire de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP) aux élections législatives françaises. "Les marchés avaient largement anticipé ce résultat et attendent désormais du gouvernement français des réformes politiques, sociales et économiques", a souligné Hans Redeker, économiste à BNP Paribas. Toutefois, "il faudra attendre l'automne: si l'Allemagne bascule alors à droite, le bloc France / Allemagne pourrait réformer l'Union européenne en profondeur et cela sera positif pour l'euro", a-t-il conclu.
Cette légère embellie ne peut néanmoins faire oublier aux opérateurs des salles de marchés le manque de visibilité sur des facteurs géopolitiques comme le conflit au Proche Orient, la crise larvée entre les USA et l’Irak, ou entre l’Inde et le Pakistan.
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