Cadburry veut fermer l'usine Orangina de Fegersheim

Par , le 07 juin 2002 à 17h10 , mis à jour le 06 juin 2002 à 17h21

Moins d'un an après avoir racheté Orangina-Pampryl, le britannique Cadburry-Schweppes a annoncé la fermeture de l'usine de Fegersheim dans le Bas-Rhin. Quarante-huit emplois sont menacés.

La fin du feuilleton Orangina ? © INTERNE

Nouvelle mauvaise nouvelle sur le front de l’emploi. Le groupe Cadburry-Schweppes a décidé de fermer l’usine Orangina de Fegersheim dans le Bas-Rhin menaçant ainsi 48 emplois directs et une centaine sur l’ensemble des établissements. L’annonce a été faite mardi en comité central d’entreprise. Le britannique Cadburry-Schweppes avait racheté la société Orangina-Pampryl en septembre 2001 au groupe Pernod Ricard.

" Une demi-surprise ", selon André Hémerlé, secrétaire fédéral CGT du Bas-Rhin. " Quand un groupe comme Cadburry-Schweppes rachète une société, on se doute qu’il y a des restructurations dans l’air ". Le directeur de l’usine de Fegersheim, l’un des quatre sites de production de bouteilles d’Orangina en France, affirme que " l’activité s’était dégradée depuis plusieurs années. Et il est vrai que les coûts de production sont plus élevés qu’ailleurs ".

Nomination d'un médiateur

Prétexte, selon la CGT. " Evidemment que les coûts sont plus élevés, s’exclame André Hermelé, cela fait des années que l’on ne fait aucun investissement sur le site de Fegersheim ". Son syndicat avait déjà alerté la direction de Pernod-Ricard en 1998 lors de l’échec des négociations avec Coca-Cola. La CGT réclamait que la maison-mère se lance dans une politique de développement de l’activité.

La fermeture de l’usine est prévue pour la fin de l’année. La production sera transférée vers d’autres sites français et notamment vers ceux de la Courneuve en Seine-Saint-Denis et de Meyzieu dans la région lyonnaise. Les représentants du personnel devaient être informés hier après-midi. Conformément à la nouvelle loi sur les licenciements, un médiateur a été nommé. Un expert-comptable devra démontrer "si la fermeture de l’usine a un fondement économique ou, comme nous le pensons, pour but une meilleure profitabilité ", explique André Hermmelé. Pour le moment, les salariés n’ont pas décidé de prochaines mobilisations " mais ils ont en tête l’exemple de la fermeture de la brasserie Adelshoffen", poursuit le syndicaliste.

Par Sophie Lutrand le 07 juin 2002 à 17:10
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