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Certains distributeurs ont constaté une augmentation des ventes de 30% à 50% par rapport à l’année dernière. En raison des horaires de diffusion, tôt le matin ou pendant les heures de travail, les magnétoscopes ont la cote, eux qui ces derniers temps perdaient du terrain face au DVD. Et, pour entretenir cet engouement, les vendeurs proposent souvent des remises spéciales.
De la bière
Les brasseurs ne s’attendent pas à un fort impact sur la consommation, tout juste "des ventes soutenues dans les restaurants ou cafés retransmettant les matchs" et peut-être dans les hypermarchés "grâce aux supporteurs ayant pris des congés ou des RTT pour rester à la maison", estime-t-on chez Kronenbourg.
Sept ou huit heures du matin "ce ne sont pas les horaires optimaux pour espérer la consommation", déplore Vincent Rattez, responsable de la communication. Rien à voir avec 1998 quand la France était organisatrice. La brasserie avait alors bénéficié de "la présence de nombreux touristes et de la mobilisation populaire autour des stades".
Des chips
Pas d’apéro sans biscuits salés ! La Coupe ne fait pourtant pas surchauffer les chaînes de production. "Des moments de convivialité, entre copains, devant la télévision, il est évident que ça peut avoir une incidence positive sur nos ventes", reconnaît Stéphane Velay, le président de Lorentz Bahlsen France. "Lors des précédentes coupe d’Europe et du monde, nos ventes avaient augmenté mais c’était dû aux opérations promotionnelles plus qu’à un effet ‘football’", estime-t-il.
Dans la grande distribution, non plus, on ne constate pas de razzia sur les cacahuètes et autres chips. Carrefour, dont les plateaux " snacking " s’écoulaient par milliers en 1998, n’a pas réitéré son offre. "On n’aurait pu faire des plateaux de petit déjeuner !", plaisante-t-on au siège de la chaîne.
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