© INTERNELa tension est monté d’un cran supplémentaire entre France Télécom et MobilCom. L’opérateur français a annoncé hier qu’il mettait fin au soutien financier de sa filiale à 28,5%, MobilCom. Selon lui, " les accords de coopération ont été violés " à plusieurs reprises. Il montre ainsi qu’il n’a pas l’intention de rester en Allemagne à n’importe quel prix.
C’est également un énième signal, mais cette fois-ci radical, pour obtenir la tête de Gerhard Schmid, le patron de MobilCom qui cristallise à lui seul, six mois de bataille entre les deux opérateurs. La seule issue de ce bras de fer est la capitulation de l’un des deux adversaires. Les actionnaires ont le choix : limoger Gerhard Schmid ou prendre le risque de mettre la société en cessation de paiement. En effet, MobilCom doit rembourser 4,7 milliards d’euros à ses banquiers d’ici la fin du mois de juillet. En cas de faillite, les créanciers perdraient 6,2 milliards d’euros. Le départ du boss allemand est un préalable à toute discussion.
Discussion possible
Pourtant, France Télecom ne semble pas vouloir abandonner l’un des détenteurs de licence UMTS en Allemagne. Il "reste ouvert à la discussion " avec les banques et les fournisseurs pour trouver " une solution acceptable pour assurer l’avenir de MobilCom ". FT serait prêt à rembourser la dette contractée sous la forme d’obligations remboursables à long terme en actions France Télécom.
France Télécom avait accordé un prêt d’actionnaire de 474 millions à MobilCom et selon France Télécom, celui-ci aurait atteint 600 millions d’eruos dont 500 ont été provisionnés en 2001. La décision semble sourire davantage à France Télécom dont l’action reprenait 8,3% hier tandis que celle de MobilCom plongeait de 46,4%.
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