© INTERNELa publication du rapport annuel du Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI) sur les activités de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que sa "liste noire" des pays jugés non coopératifs dans ce domaine, est toujours un événement. Cette année 15 pays figurent au tableau des Etats qui ne luttent pas assez contre les pratiques financières illégales.
Les nominés sont….
La décision de faire figurer un pays est prise par les 29 membres du GAFI à partir d’informations provenant de services d'enquête financière gouvernementaux des différents membres (Etats-Unis, Brésil, France, Luxembourg, Singapour, Royaume-Uni, Suisse ou Commission européenne
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La Russie est donc maintenue dans ce palmarès peu glorieux, et serait très mécontente. Selon un porte-parole du ministre des Finances Alexeï Koudrine, la Russie est "vexée d'avoir été maintenue sur la liste noire du GAFI, estimant avoir fait beaucoup d'efforts pour lutter contre le blanchiment d'argent sale depuis un an." Une loi a été adoptée, un comité de surveillance financière a été mis en place et a commencé à travailler. Mais le GAFI est une organisation assez bureaucratique", a ajouté M. Ejov. "C'est vexant pour la Russie de rester sur cette liste. Mais nous continuerons à travailler et nous espérons que l'on finira par nous en exclure." Une fois n’est pas coutume, les décisions du GAFI ont également fait quelques heureux, quatre pays qui sont retirés de la liste infamante, la Hongrie, Israël, le Liban et Saint-Kitts-et-Nevis.
Les décideurs du GAFI "devraient aussi faire le ménage chez eux"
Comme chaque année, les critiques fusent, certains pays reprochant aux membres exécutifs du GAFI de ne pas examiner leur propre situation avec la même rigueur que pour les pays "cibles" de leurs enquêtes. "Jamais le GAFI n'a dit un mot sur la Grande-Bretagne et ses dépendances, jamais sur les Etats-Unis, jamais non plus sur la Suisse, alors que ce sont les premières places financières du monde utilisées par les organisations criminelles quelles qu'elles soient", notait ainsi en octobre dernier le député socialiste français Arnaud Montebourg, rapporteur à l'époque d'une mission parlementaire sur le blanchiment d'argent. Cette déclaration qui avait fait grand bruit en son temps prend encore plus de relief alors que la guerre contre le terrorisme se poursuit aux quatre coins du monde.
Tous les services de renseignement du monde, savent que priver les réseaux terroristes de leurs sources de financement est la clef d’une lutte efficace. Ce combat ne sera pas gagné sans une volonté politique de renforcer en moyens humains et financiers des organismes comme le GAFI, et celle d’autoriser les enquêteurs, à faire leur métier dans les principales plaques tournantes de la finance.
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