© INTERNEMauvaise semaine pour les bourses mondiales qui ont à nouveau décroché vendredi, après que le numéro mondial des microprocesseurs Intel eut révisé en nette baisse sa prévision de chiffre d'affaires pour le deuxième trimestre, invoquant la faiblesse de la demande en Europe. La crise de la société Intel s'ajoute aux inquiétudes géopolitiques concernant l'Inde et le Pakistan et le Proche-Orient, ainsi qu'à la crise de confiance des marchés envers les comptes et la gestion des entreprises. L'ombre de l'affaire Enron n'en finit pas de ternir la confiance des investisseurs envers les grands groupes, aussi prestigieux soient-ils.
En France, la vague de fond venu des USA a submergé les opérateurs, et le CAC 40 a chuté sous la barre des 4.000 points vendredi matin, pour la première fois depuis le 3 octobre 2001, avant de se reprendre en en fin de séance pour clôturer en baisse de 1,90% à 4.020,27 points. Même morosité à Londres, où le Footsie est resté depuis le début de la semaine, sous la barre des 5.000 points et a terminé vendredi en baisse de 0,75% à 4.920,4 points. En Allemagne, aussi la nervosité des opérateurs a touché la Bourse de Francfort, qui a reculé à des niveaux inédits depuis l'automne, lorsque les marchés subissaient le contrecoup des attentats du 11 septembre. D'une manière générale, les valeurs technologiques ont fait subir aux indices européens le même sort qu'aux nationaux, ainsi le DJ Euro Stoxx Techno a reculé de 4,53% et l'indice DJ Euro Stoxx Telecom de 2,26%.
Les marchés US sont dans le rouge en dépit de bonnes statistiques
Rien ne va plus aux Etats-Unis ou en fin d'après-midi, le DJIA perdait 0,86% et l'indice composite Nasdaq 2,04%, et ce en dépit de quelques bonnes statistiques nationales. Malgré ces replis brutaux, les professionnels des marchés veulent rester optimistes, et certains analystes espèrent désormais un rebond. "On atteint des niveaux survendus à partir desquels on doit remonter, mais il est peu probable que les gens prennent des positions majeures aujourd'hui", a indiqué Larry Wachtel, analyste de Prudential Securities à New York.
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Chez Merrill Lynch, Michael Hartnett, le directeur de la stratégie d'investissement en actions européennes estime que ces inquiétudes devraient se dissiper avec le temps et croit à une appréciation des actions européennes d'environ 10% d'ici à la fin de l'année. "Trois moteurs pourraient permettre de repartir sur une hausse durable: une reprise des valeurs technologiques, des prises de contrôle hostiles et des anticipations sur une reprise de l'investissement des entreprises", avance Michael Hartnett.
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