© INTERNEDepuis les années 80, aux Etats-Unis, les salaires de nombreux dirigeants ont suivi une ascension vertigineuse, souvent sans lien avec leurs performances. L’affaire Enron, cet énorme courtier en énergie, stigmatise à elle seule les abus délirants dont a profité une poignée de cadres dirigeants, au détriment des actionnaires et des salariés. Selon des documents transmis au tribunal des faillites de New York, Enron, a versé à ses dirigeants près de 745 millions de dollars en salaires,
Enfin la palme revient à Bernie Ebbers, l'ex-patron de Worldcom. Renvoyé sans ménagement par le conseil d'administration du groupe de télécommunications, dont le titre était en chute libre après l'ouverture d'une enquête de la Commission des opérations boursières (SEC) sur les comptes de la société, Worldcom versera à son ex-PDG une indemnité de 1,5 million de dollars, annuellement jusqu'à la fin de ses jours. Son épouse elle toucherait la somme phénoménale de 750 millions de dollars en cas de décès prématuré du cow-boy des telecoms. Le scandale des fraudes dans la comptabilité de Worldcom, qui éclabousse toutes les bourses mondiales risque d'inciter la justice à se pencher sur ces transactions.
Les actionnaires et les gestionnaires de fonds en ont assez
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La NAPF juge parfaitement normal que le responsable d'un grand groupe reçoive un salaire très élevé. "Nous comprenons que dans un marché mondial, on doive payer un salaire capable de soutenir une comparaison internationale, mais à condition que les résultats soient eux aussi de classe internationale", martèle la porte-parole de la NAPF. Les cas très médiatisés cités ci-dessus ont déjà eu un impact en Grande Bretagne, où le gouvernement a promis un projet de loi obligeant les entreprises à soumettre au vote des actionnaires les rémunérations de leurs dirigeants.
Photos : AFP 1) Kenneth Lay PDG de Enron devant le sénat US LCI 2) New York Stock Exchange (NYSE)
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