© INTERNEPatronat et syndicats se penchent aujourd’hui sur la situation financière de l’assurance-chômage. Premier dossier social de l’après législatives. Au menu : les comptes de l’Unedic et un premier bilan du Plan d’aide au retour à l’emploi (Pare), un an après sa mise en place.
Les comptes tout d’abord, sont repassés dans le rouge. Au cours des quatre premiers mois de l’année, l’Unedic a enregistré un déficit net de 967,6 millions d’euros soit près de plus de 100 millions de plus que prévus. En mars, L’Unedic elle-même estimait que son déficit 2002 serait d’environ 2,4 milliards d’euros contre 1,5 milliard initialement annoncé fin 2001.
Pas de baisse de cotisations ?
Dans ce contexte, la baisse des cotisations d’assurance-chômage pour les entreprises, qui devrait intervenir le 1er juillet, pourrait être repoussée. La CGT et FO se sont déjà prononcées pour ce report. La CGT fait valoir que les deux baisses des cotisations déjà intervenues le 1er juillet 2001 et le 1er janvier 2002, ont représenté un manque à gagner de 1,9 milliard d’euros pour l’Unedic et qu’une nouvelle baisse coûterait encore 670 millions d’euros.
Un argument auquel le Medef répond qu’un rétablissement de la dégressivité des allocations chômage permettrait aussi de faire des économies. Depuis le 1er juillet dernier, les allocations chômage ne sont plus dégressives. En contrepartie, les chômeurs devaient passer sous le régime du Pare et décider s’ils souhaitaient contracter un Pap (plan d’action personnalisé).
Bilan du Pare en octobre
La réunion de ce jour sera donc l’occasion de faire un premier bilan du Pare. On ne jugera pas de son efficacité et de son effet sur l’emploi, " trop tôt ", selon l’Unedic mais de son application. Les partenaires sociaux étudieront le nombre de Pare signés ainsi que les formations mises en route pour faciliter le retour à l’emploi.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




