© INTERNEIl y avait eu la mission Ducsai (pour Démarche d’utilité concertée pour un site aéroportuaire international). Pendant six mois, associations de défense de l’environnement, riverains d’aéroports existants ou potentiels, élus, techniciens, ingénieurs et représentants des compagnies aériennes avaient débattu, parfois avec virulence, sur l’utilité ou pas de construire d’ici à 2015 une nouvelle plate-forme aéroportuaire.
Finalement, Lionel Jospin avait tranché en faveur de Chaulnes, à 120 kilomètres de Paris. En faveur ou pour le malheur de cette commune de la Somme, comme le clamait alors le député-maire de la ville voisine d’Amiens, Gilles de Robien. Depuis le maire a quitté la Somme pour endosser le costume de ministre des Transports et sa première décision a naturellement été la remise à plat du dossier.
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"Sur l'opportunité d'un troisième aéroport, je pense que d'ici fin juillet, je pourrai proposer une nouvelle méthode de concertation et de décision basée sur l'écoute, le respect des élus et des institutions", explique jeudi le ministre dans le quotidien Libération. "Je souhaite simplement trouver la meilleure méthode de travail et de dialogue pour qu'enfin l'intérêt général puisse être perçu par tous", poursuit-il remettant en cause les six derniers mois de consultations.
Pour Gilles de Robien, la priorité immédiate consiste à trouver des solutions pour réduire les nuisances sonores subies par les riverains des aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et d'Orly. Ces derniers sont partisans d'un troisième aéroport dont il espère qu'il drainera une partie du trafic de Roissy et d'Orly.
"Pas à 100 kilomètres de Paris"
"En ce qui concerne plus précisément l'aéroport d'Orly, je vous confirme de la façon la plus nette qu'il n'est nullement question de remettre en cause l'actuelle limitation de capacité à 250.000 créneaux horaires par an, ni bien entendu le couvre-feu nocturne", a écrit le ministre à trois maires de communes proches des pistes.
Mercredi, le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau se demandait sur LCI si "en développant les aéroports régionaux, on ne pouvait pas éviter un nouvel aéroport en région parisienne". "Si malgré tout il en faut un, et ça le débat le dira, on n'est pas obligé de le mettre à 100 kilomètres de Paris", expliquait-il.
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