© INTERNEComment tenir les engagements pris devant les électeurs tout en tenant les promesses d’équilibre budgétaire faites à Bruxelles ? Le tout en réduisant les impôts donc les recettes de l’Etat ? Une solution possible et semble-t-il envisagée serait de se délester de ses bijoux de famille : et en l’occurrence, on parle d’Air France et de Gaz de France.
Le ministre des Transports, Gilles de Robien, a évoqué hier, la possibilité d’une privatisation de la compagnie aérienne Air France, détenue à hauteur de 56% par l’Etat. " Pourquoi pas ? Si l’évolution du capital d’Air France peut être profitable au développement de la compagnie nationale, alors nous sommes ouverts ", a déclaré le ministre. Une opportunité pour l’entreprise, mais tout autant pour le gouvernement : La capitalisation boursière d’Air France est de 3,9 milliards d’euros et son action a gagné 5% depuis le début de l’année dans un climat plus que morose.
Problèmes structurels
Hier, le Financial Times soufflait un autre nom, celui de Gaz de France. Le quotidien, citant des analystes financiers, évalue la valeur de l’entreprise entre 5 et 8 milliards d'euros. GdF devrait figurer parmi les premières entreprises publiques à être privatisées par le nouveau gouvernement. L’Etat devrait toutefois garder la majorité dans cette dernière.
Il serait pourtant difficile de privatiser GdF sans toucher à EDF puisqu’ils partagent une structure commune : EDF-Gdf services qui emploie 73 000 personnes. Le processus de séparation est en cours, mais il prend du temps. Une privatisation couplée des deux sociétés nécessiterait des réajustements préalables. Et notamment en terme de conformité avec le système privé de retraite. La retraite, un sujet très sensible pour le gouvernement.
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