© INTERNELa première édition d’une étude réalisée par L’unedic et publiée mercredi s’intéresse de très près aux besoins en main d’œuvre des entreprises françaises. Un tiers des entreprises déclare avoir l’intention d’embaucher en 2002, ce qui représente la création de 1,4 million d’emplois. Ce sont essentiellement les petites et moyennes entreprises qui souhaitent embaucher et principalement dans les secteurs de la construction, de l’industrie, de l’alimentation, puis du service et du commerce. L’étude montre également que l’hôtellerie et le bâtiment, deux secteurs très demandeurs, ont de grandes difficultés à trouver preneurs.
Bernard Ernst est directeur des études et statistiques à l’Unedic.
tf1.fr : Dans quel but vous êtes-vous intéressé aux besoins de main d’œuvre des entreprises ?
Bernard Ernst : La finalité de cette enquête est de fournir dans le cadre du Pare à chaque directeur d’Assedic, et il y en a trente, un outil d’aide à la décision pour utiliser le mieux possible les enveloppes budgétaires destinées à financer la formation. Une enveloppe de 320 millions d’euros a été allouée à la formation des demandeurs d’emplois dans le cadre de la convention du 1er janvier 2001. Cette somme a ensuite été redistribuée aux 30 assedic.
tf1.fr : Dans l’objectif d’adapter l’offre à la demande et de susciter les conversions ?
Bernard Ernst : L’étude a montré que l’hôtellerie, la restauration et la construction avaient des besoins de main d’œuvre très importants et connaissaient de grandes difficultés à les satisfaire. Ces métiers demandent des qualifications spécialisées et nous pourrons donc réorienter les formations que nous proposons aux demandeurs d’emploi. Nous pouvions sentir le marché auparavant mais cette étude permet aux directeurs de bureaux assedic d’être beaucoup plus précis : ils peuvent déterminer un besoin de tel profil dans tel bassin d’emplois. Par exemple, nous savons aujourd’hui que le métier le plus recherché est celui de maçon qualifié et celui que les entrepreneurs ont le plus de mal à trouver. Nous pouvons orienter nos formations dans ce sens.
tf1.fr : Mesure-t-on déjà l’impact de cette réorientation sur l’emploi ?
Bernard Ernst : Pas pour le moment mais dès la prochaine étude, qui devrait être disponible à la fin de l’année 2002, nous serons capables d’en mesurer l’efficacité.
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