© INTERNEJoli rebond à la bourse de Paris, grâce à un rebond technique des valeurs technologiques et la révision en hausse de la croissance américaine du premier trimestre 2002. Après avoir ouvert en hausse de 1,74%, puis stagné, le CAC 40 clôturait en positif, à 3.742,78 points. A la suite de la panique de mercredi, due à la défaillance du leader des communications fixes aux USA, la plupart des places boursières reviennent à des niveaux plus raisonnables. A la stupeur générale, WorldCom avait en effet annoncé, mardi soir, avoir embelli artificiellement ses résultats financiers par des manipulations comptables portant sur 3,85 milliards de dollars. Néanmoins malgré le retour graduel à la normale sur les marchés, l’affaire Worldcom ne fait que commencer, et la confiance des investisseurs américains sera difficile à retrouver. Cette affaire est "celle de trop", qui s’ajoute au cas dramatique de Enron, ce courtier en énergie géant qui a fait une faillite retentissante, et licencié 21 000 personnes. Que dire de Tyco, dont le PDG, accusé de fraude fiscale, s’en est allé avec 100 millions de dollars d’indemnités.
Georges Bush veut que les responsables soient poursuivis
Les dirigeants américains ont rapidement jaugé le danger que les malversations financières de l’opérateur représentaient pour l’économie américaine. Mercredi, le président Bush, au cours d'un point de presse lors de la réunion du G8 au Canada, a indiqué que l’affaire Worldcom était "scandaleuse et fera l'objet d'une enquête". Interrogé sur les scandales en série qui touchent les milieux des affaires aux Etats-Unis, M. O'Neill, le secrétaire américain au Trésor, a reconnu que "sans aucun doute ces affaires sont flagrantes et scandaleuses". Les places boursières américaines regagnaient peu à peu du terrain, en fin d’après-midi. Le DJIA, principal indicateur de Wall Street, et l'indice composite du Nasdaq étaient en hausse, tout comme l'indice Standard and Poor's 500, plus représentatif de la tendance générale.
Equant bondit grâce aux ennuis de Worldcom
A Paris, les malheurs de Worldcom font le bonheur d'Equant, filiale téléphonie d'entreprises de France Télécom. Le titre s'envolait jeudi après-midi à la Bourse de Paris, les investisseurs espérant que la faillite probable du concurrent américain WorldCom permettra d'assainir le marché encombré des services aux entreprises, selon des sources de marché. Alcatel réduisait un peu ses pertes, toujours pénalisée par l'agence Standard and Poor's, qui a placé mercredi la note à court terme "A-3" sous surveillance négative en raison de la détérioration grandissante des conditions du marché dans le secteur des télécoms. Globalement les marchés financiers se reprennent, mais cette tendance reste fragile, comme en témoigne la forte volatilité sur les grandes "valeurs télécom". La bonne surprise vient des titres de groupes financiers, qui se sont révélés être moins exposés à la défaillance de Worldcom, qu’il n’y paraissait initialement.
Photo : Trader à Wall Street
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