Le bac fait-il vraiment la différence ?

Par DjS, le 05 juillet 2002 à 17h05 , mis à jour le 04 juillet 2002 à 17h14

Aujourd’hui des milliers de lycéens de la filière générale sauront s’ils l’ont. Plusieurs études montrent que ce diplôme reste une clé nécessaire mais pas toujours suffisante pour obtenir un premier emploi.

Jeunes filles lycéennes bac 2002 lycéens étudiants jeunes (LCI) © LCI

Sept mois après avoir quitté leur formation en 2000, 62,9% des titulaires d'un bac professionnel avaient un emploi fixe, autres qu’un stage, un contrat de  qualification, un contrat d'adaptation ou un emploi-jeune, selon le ministère de l'Education nationale. Pour le bac technologique, la proportion tombe à un sur deux. Il est vrai, ce diplôme n’a pas pour finalité l'entrée dans la vie active.


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Quand on le compare au taux d’emploi des non diplômés (32,8% seulement), l’intérêt d’avoir le bac ne fait pas de doute. En revanche, les statistiques montrent que le bac techno seul n’est pas beaucoup plus payant que le CAP ou le BEP (53%). On s’aperçoit aussi que le taux d’emploi des BTS (65,9%) est similaire à celui des titulaires d’un bac pro.

Bac indispensable dans le tertiaire

Une étude du Céreq (1) montre que, trois ans après leur sortie du système éducatif en 1998, le taux d’emploi des non qualifiés n’est que de 59% alors qu’il atteint déjà 79% pour les titulaires d’un bac général et 86% pour ceux en possession d’un bac pro.

"Si on prend la filière bac professionnel en général, quand on passe du CAP-BEP au bac pro, le taux de chômage est divisé par deux de 13% à 7%", explique Alberto Lopez, chef du Département d’entrée dans la vie active du Céreq. "Cependant, ne pas avoir le bac dans le tertiaire est de plus en plus disqualifiant alors que, dans le secteur industriel, ce n’est pas plus handicapant qu’il y a six ans", précise le chercheur.

Et pour le salaire ?


Source: Cereq 

"Quand on regarde la filière générale, avoir le bac ou bac+1 ou avoir tenté le bac+2 revient au même. Il n’y a pas d’effet tranché du point de vue du chômage", constate Alberto Lopez. Le DEUG donne un atout encore léger. En revanche, les BTS et DUT font la différence. Mais, beaucoup mieux, les titulaires d’un diplôme (bac+2) lié à la santé ou au social ne connaissent que 1% de chômage.

"Si le niveau bac permet d’accéder à l’emploi, il ne permet pas de décrocher un emploi stable aussi vite ni surtout un bon salaire. On commence à bien gagner à bac+2 ", remarque Hugues Bertrand, directeur du Cereq.

(1) Le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) a réalisé une enquête sur le début du parcours professionnel de 54.000 des 742.000 jeunes sortis de leur formation initiale en 1998.

Par DjS le 05 juillet 2002 à 17:05
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