© LCISept mois après avoir quitté leur formation en 2000, 62,9% des titulaires d'un bac professionnel avaient un emploi fixe, autres qu’un stage, un contrat de qualification, un contrat d'adaptation ou un emploi-jeune, selon le ministère de l'Education nationale. Pour le bac technologique, la proportion tombe à un sur deux. Il est vrai, ce diplôme n’a pas pour finalité l'entrée dans la vie active.
Bac indispensable dans le tertiaire
Une étude du Céreq (1) montre que, trois ans après leur sortie du système éducatif en 1998, le taux d’emploi des non qualifiés n’est que de 59% alors qu’il atteint déjà 79% pour les titulaires d’un bac général et 86% pour ceux en possession d’un bac pro.
"Si on prend la filière bac professionnel en général, quand on passe du CAP-BEP au bac pro, le taux de chômage est divisé par deux de 13% à 7%", explique Alberto Lopez, chef du Département d’entrée dans la vie active du Céreq. "Cependant, ne pas avoir le bac dans le tertiaire est de plus en plus disqualifiant alors que, dans le secteur industriel, ce n’est pas plus handicapant qu’il y a six ans", précise le chercheur.
Et pour le salaire ?
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"Si le niveau bac permet d’accéder à l’emploi, il ne permet pas de décrocher un emploi stable aussi vite ni surtout un bon salaire. On commence à bien gagner à bac+2 ", remarque Hugues Bertrand, directeur du Cereq.
(1) Le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) a réalisé une enquête sur le début du parcours professionnel de 54.000 des 742.000 jeunes sortis de leur formation initiale en 1998.
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