© INTERNEGarder son numéro de téléphone mobile lorsque l'on change d'opérateur, ce sera bientôt possible mais payant. Ce nouveau service devrait être opérationnel à partir du 30 juin 2003 selon une décision de l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) dont l'AFP a eu connaissance jeudi. Cette décision datée du 11 juillet sur la "portabilité" du numéro, déjà possible pour les numéros de téléphone fixe dans une même région, traduit la directive européenne publiée en avril 2002.
L'ART précise que les clients devront agir en deux temps : d'abord résilier leur abonnement chez leur opérateur initial en formulant une demande de portabilité, puis avec ce "bon de portage" souscrire un nouvel abonnement chez un opérateur de leur choix. L'opérateur devra répondre dans les 15 jours s'il accepte ou non la demande de portabilité.
Tarifs non "dissuasifs"
L'opérateur peut refuser à son client de bénéficier de la portabilité dans seulement quatre cas : doutes sur l'identité de la personne qui demande le portage (notamment pour le prépayé), données incomplètes lors de la demande, impayé au moment de la demande et numéro résilié ou suspendu pour vol ou fraude. Ce service pourra être facturé au client par le nouvel opérateur mais "à un tarif qui ne saurait être dissuasif", indique l'ART, sans plus de détails.
L'association UFC-Que Choisir a vivement critiqué cette décision et en particulier la possibilité pour l'ancien opérateur de refuser le portage en cas de litige commercial, ce qui lui donne "une arme de négociation", du type "vous nous donnez raison dans le litige et alors vous pourrez partir", a souligné l'association. "Et si le conflit se prolonge plus de 6 mois, le client perd son numéro", a-t-elle regretté. Autre critique, le fait que le portage soit facturé comme un nouveau service commercial au lieu d'être globalement intégré dans les tarifs et réparti sur tous les consommateurs. "En l'état, la portabilité amènera une mobilité réduite des clients alors qu'elle aurait pu être un instrument crucial de régulation du marché", a conclu l’UFC.
Tarification à la seconde pour SFR
Par ailleurs,
SFR (Vivendi Universal) a décider de proposer gratuitement dès septembre à tous ses clients, abonnés et utilisateurs de cartes pré-payées, la tarification des communications à la seconde après la première minute indivisible. Suite à une plainte de UFC-Que Choisir, le tribunal de Nanterre avait enjoint, le 22 mai, SFR à appliquer un tarif à la seconde (après la 1ère minute) pour ses clients d'avant novembre 1999. Mais l'opérateur a décidé de faire davantage en étendant cette offre à tous ses clients, jusqu'ici facturés la première minute indivisible puis par paliers de 30 secondes indivisibles. L'initiative de SFR marque une rupture par rapport à ses concurrents. L'association a "félicité SFR de sa décision courageuse, qui comporte une prise de risque car elle peut leur coûter cher : 60% des appels des mobiles durent moins d'une minute et ne seront donc pas affectés mais la décision affectera les 40% restants". "Mais notre objectif n'est pas encore atteint", a conclu un porte-parole. "Nous voulons obtenir un tarif à la seconde dès la première seconde comme cela se fait dans beaucoup de pays d'Europe, par exemple Orange en Angleterre".France Telecom augmente l'abonnement au téléphone fixe |
L'opérateur historique va augmenter son abonnement mensuel au téléphone fixe de 0,45 euro TTC, soit 3,6%, à partir du 20 juillet 2002, "afin de refléter la hausse de l'inflation". Il passe donc ainsi de 12,55 euros TTC à 13 euros TTC par mois. L'abonnement social enregistre une augmentation équivalente de 3,6%, soit 0,24 euro pour passer de 6,76 euros TTC à 7 euros par mois. |
Vers une adresse e-mail pour la vie
Deux amendements au projet de loi sur la fracture numérique ont été déposés pour mettre en place un système permettant de conserver son adresse e-mail même en changeant de fournisseur d'accès à internet (FAI).
Publié le 10/11/2009
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