© INTERNECe n'est pas une surprise... Les nouvelles en provenance du front de l'emploi ne sont pas bonnes. Le nombre de demandeurs d'emploi a de nouveau progressé en juin, augmentant sensiblement de 0,8% par rapport à mai, selon les statistiques du ministère du Travail publiées mercredi. Ce qui représente près de 18.000 chômeurs en plus en un mois. Le nombre total des demandeurs d’emploi s’élève donc désormais et très précisément à 2.262.100. La progression de juin concerne les demandeurs d'emploi de catégorie 1 (immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée et à temps plein), qui sert de baromètre officiel. Sur un an, cette catégorie a progressé de 8,1%. De son côté, le troisième indicateur qui recense les demandeurs d'emploi ayant exercé un "petit boulot" (CDD, intérim...) comptabilisés dans la catégorie 6, a continué à baisser en juin. De ce fait, au total, selon l'ancien mode de calcul (catégories 1 et 6), le chômage a légèrement progressé de 0,3% en juin. Sur un an, il a augmenté de 5,1%. Les jeunes sont particulièrement touchés : malgré une baisse au cours des deux derniers mois, sur un an, la croissance reste forte pour le chômage des jeunes, en augmentation de 20%.
Depuis quelques jours, le ministre des Affaires sociales n’a eu de cesse de répéter que, de baisse du chômage, il ne voit pas venir. Au contraire. Selon François Fillon, la courbe du chômage continuera à grimper " car on sait qu'un certain nombre de plans sociaux sont dans les tuyaux ". Après quatre années de baisse quasi-continue, le chômage a repris sa trajectoire ascendante en mai 2001 avant de fluctuer depuis le début de l'année. Et la situation sur le marché du travail pourrait connaître une certaine dégradation selon les observateurs économiques, qui font valoir qu'en attendant l'issue des échéances électorales, plusieurs groupes ont mis sous le boisseau des plans sociaux qui pourraient faire surface dans la torpeur du mois d'août. e plus, la crise des marchés boursiers n’est pas pour rassurer. Dans ce contexte, les syndicats prédisent une rentrée sociale chaude comme on n'en n'a plus vu depuis plusieurs années.
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"Task force"
Conscient de ces signes de fragilité, François Fillon a exprimé sa volonté de ne pas rester inerte, en annonçant un dispositif dont le cœur sera une baisse "durable et massive" des allégements des cotisations sociales patronales. Les "contrats jeunes en entreprises", seront l'occasion de travaux pratiques immédiats.
Le ministre, soutenu par le président Chirac, va aussi mettre en place une structure gouvernementale d'action, une "task force", investie d'une double mission de "prévention" et de "coordination" de l'action sur le terrain en matière de protection des salariés et de réindustrialisation. Le volet anti-licenciements de la loi de modernisation sociale, autre mesure Jospin, est aussi dans le collimateur de François Fillon qui a confirmé qu'il serait "modifié", "en concertation avec les partenaires sociaux" car "il n'a pas empêché les plans sociaux, au contraire".
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