© INTERNELes informations en provenance du Proche Orient se focalisent sur l’enchaînement des attentats dans les villes israéliennes, et sur les opérations militaires de Tsahal en Cisjordanie. Ce conflit qui a démarré en septembre 2000, a bien entendu, un impact désastreux sur l’économie, tant dans la bande de Gaza qu’en Israël. Le gouvernement Sharon doit faire face à la fois à l’impact de la crise économique internationale et des conséquences de l'Intifada. L'économie israélienne est profondément affectée par une inflation qui risque d'atteindre 8% à la fin de l'année et par une récession (-0,5% en 2001) du Produit intérieur brut (PIB), soit le résultat le plus mauvais depuis 1953.
Un chômage record et une monnaie en chute libre
Première conséquence concrète, ce ralentissement brutal de la croissance fait que Israël comptait 271.000 chômeurs à la fin du premier trimestre 2002, soit un taux record de 10,6% de la population active, selon des chiffres officiels. Depuis le début de l'année, le shekel, la monnaie nationale, s'est déprécié de 20% face au dollar. Les prévisions du trésor israélien ne sont guère optimistes et évaluent la progression du PIB à 1% en 2003. Sur la même période, l'accroissement de la population sera supérieure au PIB, d’ou une baisse du niveau de vie, pour la troisième année consécutive. La situation est si grave, que le directeur de la banque centrale, David Klein a averti que "seules des coupes budgétaires drastiques et une nouvelle augmentation des taux d'intérêts pouvaient permettre à l'économie israélienne de se maintenir à flot"
La Cisjordanie étouffée financièrement
Le bouclage de la majorité des villes palestiniennes de Cisjordanie étrangle financièrement des milliers de familles palestiniennes. A Bethléem, Jénine, Hébron, Qalqiliya, Naplouse, Ramallah, Tulkarem, le couvre-feu interdit toute circulation de personnes et de marchandises. Au total, cette
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Selon le ministère palestinien du Travail, le chômage dépasserait 67% dans Gaza et 48% en Cisjordanie. La réoccupation des principales villes autonomes en Cisjordanie par l'armée israélienne à elle seule, représente des pertes salariales quotidiennes de 924.000 dollars.
En dehors des subventions massives des Etats européens, des sommes considérables, appartenant au gouvernement palestinien ont été gelées. Un exemple : les taxes prélevées sur les produits destinés aux territoires palestiniens. Malgré les injonctions de l’Union européenne, Israël refuse toujours de les reverser aux responsables palestiniens. Depuis le début de l'Intifada, Israël aurait gelé le transfert de ces fonds qui atteignent plus de 300 millions de dollars. Ariel Sharon lui même s’opposerait à ce transfert financier, tant que l’équipe actuelle sera au pouvoir.
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