© INTERNESelon le quotidien économique, Le Figaro, le groupe Vivendi Universal (VU), propriétaire de la chaîne de télévision payante Canal + serait finalement décidé à conserver celle-ci. Canal continuerait donc d’exister, mais serait allégée de la plupart de ses filiales déficitaires. L’objectif de ce nettoyage géant : diminuer au maximum l’endettement du groupe de TV, quelque 4,5 milliards d’euros. Ce montant, supérieur à la valeur estimée, 4 milliards d’euros, des actifs de Canal + aurait de toute façon refroidi les repreneurs potentiels.
Les nouveaux dirigeants de Vivendi, et la direction de Canal+ devraient donc accélérer la cession des filiales à l’international, à commencer par Telepiu. Le sort de ce boulet financier, qui plombe les comptes de 400 millions d’euros par an, devrait se jouer à la fin de l’été. Newscorp, l’entreprise de Rupert Murdoch, devrait reprendre Telepiu pour environ 1,3 milliard d’euros. Dans le même temps, VU vendra probablement les filiales en Pologne, Belgique, Espagne. En France, Studio Canal, la société de production cinématographique et audiovisuelle, UGC, Canal+ Technologies, fabricant du décodeur, Canal Numedia et son pôle internet sont aussi dans le collimateur des chasseurs de coûts de Vivendi. Le Canal+ nouveau présenté demain, au CSA par Jean-René Fourtou comprendrait donc plus que : la chaîne à péage, le bouquet de chaînes CanalSatellite et l'éditeur de chaînes thématiques Multithémathiques.
Vivendi veut ravaler son image d’entreprise criblée de dettes
En mettant en œuvre cette stratégie de nettoyage musclé des comptes de Canal+, Vivendi Universal veut envoyer un double signal aux marchés financiers. Premièrement, VU reste maître de Canal +, et détiendra 49% de la nouvelle société audiovisuelle, les 51% restants devant être mis sur le marché. Cette opération pourrait permettre de lever 2 milliards d'euros, et financer le développement de la nouvelle entité. Le deuxième signal concerne l’endettement de Vivendi Universal, qui sortirait considérablement réduit de ce montage. VU remonterait sa côte auprès des agences de notation financière, comme Moody’s, ou Standard and Poors qui n’avait pas hésité à lui coller l’étiquette infamante de "Junk bonds", obligation "pourrie" à très haut risque. Le compteur des banques créancières tourne, et le nouveau P-DG du groupe de communication, Jean-René Fourtou, sait qu’il doit absolument montrer aux investisseurs, qu’il veut faire fondre rapidement la colossale dette nette (19 milliards d'euros) de VU. Le problème est que la direction de Vivendi doit céder des actifs massivement, sans pour autant donner aux acheteurs potentiels l’impression que VU est aux abois, et déprécier ainsi la valeur des filiales à vendre.
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