Wall Street doute, les marchés mondiaux se replient

Par Gérard RANSAY, le 19 juillet 2002 à 17h08 , mis à jour le 19 juillet 2002 à 17h14

Avis de tempête sur les Bourses mondiales. Vendredi l’ouverture en négatif de Wall Street a fait mordre la poussière à tous les grands indices internationaux, en Asie et en Europe.

wall street bourse finance © INTERNE

Vendredi, en fin d’après-midi, toutes les principales places boursières mondiales reculaient, imitant Wall Street. Les investisseurs institutionnels restent très méfiants vis à vis des grandes entreprises américaines qui publient leurs résultats, depuis plusieurs jours. Les résultats inférieurs aux prévisions de Microsoft, les perspectives défavorables de Sun Microsystems, et la forte morosité des valeurs telecom ont envoyé le New york stock exchange (NYSE) et le Nasdaq au tapis. Dès l’ouverture, le NYSE s’affichait sous son niveau de l'après 11 septembre avant de revenir au-dessus, avec une perte de 1,69% à 15H45. Au même moment, le Nasdaq reculait de 1,53%, sur les résultats décevants des groupes emblématiques pré-cités, et l'ouverture d'une enquête contre Johnson and Johnson. Le DJIA, principal indicateur de Wall Street, reculait de 142,47 points à 8.267,02 points, après être brièvement passé sous son plus bas de 8.235 points atteint après les attentats du World trade center.

Tous les marchés sont K-O

L’économie étant globale, les pertes le sont aussi, et dès l’annonce de la mauvaise forme des indices américains, les marchés européens ont accentué leur recul. La Bourse de Francfort cédait cédait du terrain, Paris abandonnait 4,71% à 3.348 points, et Londres mettait un terme à trois séances consécutives de gains. L’Europe du sud n’a pas fait exception à la règle, et Milan et Madrid ont également reculé à la même heure. Selon Ian Richards, analyste chez ING Barings, "les valeurs boursières semblent aujourd'hui très bon marché, mais les mauvaises nouvelles d'Ericsson et de Nortel pèsent sur la tendance globale". Plusieurs gérant de fonds interrogés par tf1.fr, indiquaient être également inquiets des problèmes de AOL (selon le Washington Post, AOL aurait gonflé d'au moins 270 millions de dollars ses recettes publicitaires entre 2000 et 2002), qui, selon eux pourraient déstabiliser tout le secteur des médias aux USA.

Globalement, les économistes restent malgré tout confiants, à propos des fondamentaux de l’économie américaine, mais les marchés actions eux vont très mal. Les valeurs technologiques et celles des télécommunications, payent encore les excès des énormes investissements passés, et pèsent lourdement sur les indices. Pendant ce temps, l’euro restait stoïque face au dollar, et se maintenait au dessus de la parité, à la mi-journée, sur le marché des changes. Si les résultats à venir d’autres grands groupes américains se révèlent décevants, la devise européenne pourrait même profiter d'un nouveau repli de la bourse américaine.

Par Gérard RANSAY le 19 juillet 2002 à 17:08
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