© INTERNESi les résultats de l’enquête de l’Insee ne sont pas catastrophiques, le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont guère enthousiasmants. Tout d’abord, le moral des ménages, qui reflète l'opinion des français sur la situation économique, a perdu du terrain en juillet. Selon des économistes, cette baisse qui est intervenue dans un contexte international morose, ne devrait pas s'améliorer rapidement au vu des incertitudes sur la croissance et la montée du chômage. Les chiffres de l’Insee publiés jeudi, montrent un repli marqué du moral des ménages, l'indicateur résumant leurs différentes opinions sur la situation économique passant de -13 à -17, après le léger repli d'un point déjà enregistré en juin. Le plus inquiétant est qu’après une pause de trois mois, l'opinion des ménages sur l'évolution du chômage redevient "nettement défavorable" en juillet. De même, les ménages craignent une poursuite de l'augmentation des prix. Reflet de la conjoncture économique et de ses aléas, le moral des ménages s'aligne donc sans surprise sur la morosité ambiante. Pour Olivia de Kersauson, économiste au CCF, ce recul de confiance "s'appuie certainement sur la volatilité des marchés financiers et surtout boursiers", même si l'impact reste limité en France.
Baisse des ventes du commerce de détail et des voitures neuves
Tout comme le moral des ménages, les courbes des ventes du commerce de détail sont descendantes en mai et juin en France, revenant au bas niveau d'octobre 1999. Les perspectives générales d'activité ont légèrement fléchi tout en conservant un bon niveau, Selon les détaillants interrogés, l'activité a décéléré modérément dans le commerce spécialisé mais plus fortement dans le commerce généraliste.Petite touche d’optimisme, selon l’Insee, les intentions de commandes pour les deux prochains mois demeurent "stables et supérieures à leur moyenne de longue période". Elles restent très favorables dans tous les secteurs du commerce spécialisé sauf dans l'aménagement de l'habitat. Elles sont en revanche orientées à la baisse dans le commerce non spécialisé. Les constructeurs d’automobiles prennent de plein fouet un ralentissement de leurs ventes de véhicules neufs. Celles-ci ont baissé en juillet, pour le troisième mois consécutif, la plupart des constructeurs perdant du terrain, à l'exception de Renault et Ford qui sont distingués en restant stables. Avec 199.486 immatriculations, les ventes ont diminué de 4,2% en données brutes par rapport à juillet 2001, tandis qu'à nombre de jours ouvrables comparables la baisse est encore plus importante (-8,4%). Les marques françaises s’en sortent bien, puisqu’elles ont détenu 58,5% du marché en juillet, 0,1 point de plus qu'un an plus tôt, tandis que sur sept mois leur part de marché est en hausse de 0,6 point à 61%.
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